G. Cazaux, Voyage dans les Landes et sur le littoral de Gascogne… (1932)
“ Le parfum du soir, après le chaud rayonnement du jour, s'épand autour des forêts jusque sur la dune; c'est un baume de térébinthe et d'amandes, mêlé aux senteurs odoriférantes de l'œillet maritime et de la tubéreuse appelée grand lys dès sables. Peu à peu décroît la hauteur du soleil sur l'horizon ; la fraîcheur exhalée par l'eau nous pénètre, tandis que s'éteint la réverbération du sable et que se dissipe la chaude atmosphère de la forêt. L'humidité de l'air épanche sur l'horizon un voile bleuâtre, qui devient lentement plus épais à mesure que s'abaisse le soleil. ”
