Résumé

J. Thoulet Revue des Deux Mondes

Les dunes se disposent en mamelons, elles s’abaissent presque jusqu’au ras des flots ; le phare du cap Ferret monte droit et isolé ; et, un peu plus loin, à l’extrémité du chenal qui met le bassin d’Arcachon en communication avec la mer, large fleuve où, deux fois par jour, le courant change de sens avec la marée, on aperçoit l’entrée des passes, coupées de bancs de sable, la terreur des marins, bordées par les vagues d’une éternelle frange d’écume.
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J. Thoulet Revue des Deux Mondes

Les hirondelles de rivage s’envolent en avant, se posent, repartent et dans le calme répandu sur la terre, sur la mer et dans l’air, sous le soleil flamboyant, on se sent imprégné d’un peu de la vie intense que dégage la nature dans son éternel et silencieux travail.
À gauche, immédiatement contre la plage, à trente ou quarante mètres de distance, le plan uni du sable se redresse brusquement en un talus, au sommet duquel croissent les pins. C’est la dune. Celle-ci augmente de hauteur à mesure qu’on s’avance du côté de l’intérieur.
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Le théâtre de ces modestes exploits est la ville d’Arcachon, le bassin qui la baigne et les dunes qui en avoisinent l’entrée.
Lorsque de Bordeaux on se dirige en chemin de fer vers Arcachon et que, la tête à la portière, on se livre à cette aimable occupation qui consiste à regarder le paysage ; que, paisiblement assis, on croit voir l’inconnu accourir au-devant de soi, tandis que tout ce qui est connu, champs, prairies, villes et villages, comme de crainte de vous lasser, s’enfuit au loin par derrière, on comprend aussitôt qu’on pénètre dans un pays nouveau.
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