Le Crotoy

Définition et enjeux

Florentin Lefils Histoire de la ville du Crotoy et de son château (1860)

Charles-le-Téméraire regrettait surtout le Crotoy, parce que avec le Crotoy il était maitre de la Somme et dominait le pays. Il assembla près d'Abbeville un corps de troupes, un matériel de guerre, et, aidé par quelques seigneurs du Ponthieu dévoués à son parti, il fut mettre le siège devant la place du Crotoy qui, dépourvue de vivres, se rendit.
Le pays fut de nouveau plongé dans les plus grands malheurs; plus de culture dans la campagne, plus de pêche à la mer, plus de navigation dans les ports; on ne voyait que traces d'incendies; on n'entendait que cris de douleur et de désespoir.
Source : Gallica

Florentin Lefils Le Crotoy (1861)

A cette époque, le Crotoy, avec son redoutable château pourvu d'artillerie et approvisionné de poudre et d'engins de destruction, portait la terreur dans tous les pays environnants. Sous la domination anglaise, c'était un repaire où se retiraient les aventuriers qui désolaient les campagnes, qui s'emparaient des récoltes, qui brûlaient les fermes et les villages, qui égorgaient les malheureux marchands sur les routes. Des collines de Noyelles et de Forêt-Montiers, on se montrait, dans la brume vaporeuse, le sombre donjon dont la silhouette se reflétait dans les eaux de
la mer
Source : Gallica

Florentin Lefils Histoire de la ville du Crotoy et de son château (1860)

Le Crotoy revint donc à la couronne de France, et ce fut avec grande joie, ainsi que dans toutes les autres villes de la Picardie qui faisaient partie du traité, c'est-à-dire Amiens, Abbeville, Doullens, Rue, Montreuil, Saint-Riquier, Saint-Valery; Roye, Montdidier, Péronne, etc.
Tous les combats livrés dans le Marquenterre avaient privé le pays de ses ressources ; les cultivateurs n'avaient pu récolter le moindre grain; tout
avait été arraché, brûlé.
Source : Gallica

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