Charles Barthélemy

Résumé

Charles Barthélemy La guerre de 1870-1871 (1884)

En vain des protestations s'élevèrent-elles contre un acte insensé, il était trop tard pour que la voix de la raison put se faire entendre, la France et Paris principalement étaient en proie au délire d'un patriotisme fourvoyé et — comme l'a dit un poète profondément philosophe: Quand tout le monde a tort, tout le monde a raison.
Le gouvernement impérial, eût-il été assez prudent, à la dernière heure, pour reculer dans la voie éminemment dangereuse où il s'était engagé que l'opinion publique surexcitée par lui l'aurait entraîné en dépit de ses efforts à l'abîme des
aventures.
Source : Gallica

Charles Barthélemy La guerre de 1870-1871 (1884)

Être républicain, c'est avoir en soi-, avec la science de la justice, l'esprit d'immolation et le mépris de la mort: L'Alsace républicaine, c'est l'Alsace en lutte morale avec l'Allemagne, c'est l'annexion empêchée à son point de départ, c'est le césarisme allemand limité dans sa puissance, c'est le maintien de toutes les affinités sociales qui unissent le membre amputé au tronc sanglant de la patrie, ce sont les deux mains tendues l'une vers l'autre jusqu'au jour où la revanche permettra l'étreinte suprême.
Source : Gallica

Charles Barthélemy La guerre de 1870-1871 (1884)

« Seul, le souffle de la révolution française peut encore nous sauver. C'est lui que j'appelle et que j'invoque. C'est par lui seul que je compte vivifier ce qui reste encore dans le pays de virilité et d'énergie. »
C'est peut-être lyrique, mais c'est absurde, et le souffle de la révolution appelé et invoqué par Gambetta ne devait servir bientôt qu'à allumer et attiser les incendies de la Commune aux quatre coins de Paris. Mais ce souffle ne fera et ne saura jamais faire autre chose que cela.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature