Résumé

Jules Favre Gouvernement de la Défense nationale… (1871-1875)

Quant à nous, nous obéissons à un devoir impérieux et simple en persistant à maintenir leur proposition d'armistice comme le seul moyen de faire résoudre par une Assemblée les questions redoutables que les crimes du gouvernement impérial ont permis à l'ennemi de nous poser. La Prusse, qui sent l'odieux de son refus, le dissimule sous un déguisement qui ne peut tromper personne. Elle nous demande un mois de nos vivres : c'est nous demander nos armes. Nous les tenons d'une main résolue et nous ne les déposerons pas sans combattre.
Source : Gallica

Jules Favre Gouvernement de la Défense nationale… (1871-1875)

Car, en même temps que la constance inébranlable de la population assiégée, il mettra en lumière le calcul implacable d'un ennemi qui, pour mieux nous contraindre à lui abandonner deux provinces, nous a systématiquement refusé la possibilité de consulter la France ; qui, en plein dix-neuvième siècle, a proclamé la loi souveraine de l'intérêt et de la force au mépris de celle de la justice et du droit, et qui, enfin, a eu si bien conscience de l'excès de ses prétentions, qu'il a repoussé l'arbitrage de l'Europe et brisé le pacte de solidarité qui jusque-là reliait les nations civilisées.
Source : Gallica

Jules Favre Gouvernement de la Défense nationale… (1871-1875)

Les lui enlever sans compensation, c'est lui créer une inégalité contraire à la justice. La Prusse oserait-elle nous demander d'abattre chaque jour par son canon, un pan de nos murailles, sans nous permettre de lui résister? Elle nous mettrait dans une situation plus mauvaise encore, en nous obligeant à consommer un mois sans nous battre, alors que, vivant sur notre sol, elle attendrait, pour reprendre la guerre, que nous fussions harcelés par la famine.
L'armistice sans ravitaillement, ce serait la capitulation à terme fixe sans honneur et sans espoir.
Source : Gallica

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