Résumé

Portrait de Eugène Véron Eugène Véron La troisième invasion. De la déclaration de la guerre à la capitulation de Sedan (1876-1877)

Que devaient penser, le 29 octobre, des officiers qui avaient assisté à de pareilles comédies ?
de la patrie; comment peut-il avoir l'autorité d'ordonner à ses soldats de livrer leurs armes et de recevoir des chaînes?. Faire mettre bas les armes à une armée en campagne n'est pas même une capitulation ; c'est une usurpation de pouvoir, une trahison, une lâcheté. Un général n'a pas le droit de traiter de son armée; il doit combattre jusqu'à la dernière extrémité. Celui qui commande de rendre les armes et ceux qui obéissent sont également traîtres et méritent la peine capitale.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Véron Eugène Véron La troisième invasion. De la déclaration de la guerre à la capitulation de Sedan (1876-1877)

« Allons, messieurs, leur dis-je, en avant pour « Dieu et la patrie ! Le salut de l'armée l'exige. » Les trompettes sonnèrent la charge et nous marchâmes en bon ordre à l'ennemi.
Les Prussiens nous attendaient de pied ferme, protégés par les haies. Vingt pas à peine nous séparaient d'eux, et pas un coup de fusil n'avait été tiré. La première décharge fut terrible, les premiers rangs furent anéantis ; mais l'élan était donné et
décisifs, puisque les Français, quoique ayant perdu du terrain, se tenaient encore partout devant le front de l'armée.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Véron Eugène Véron La troisième invasion. De la déclaration de la guerre à la capitulation de Sedan (1876-1877)

A partir de ce jour l'armée reste comme ensevelie toute vivante dans le camp où l'enferme la volonté criminelle de son chef, et elle n'en sortira que pour aller en Allemagne sous la garde de ses geôliers attendre que les armes de l'ennemi aient achevé l'œuvre si bien commencée par la trahison.
Quand on considère toutes les facilités qu'ont eues et le gouverneur de Metz et le maréchal pour approvisionner la place et l'armée, et la persistance qu'ils ont mise l'un et l'autre à n'en pas tirer profit, on éprouve un étonnement profond.
Source : Gallica

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