Résumé

L. Viefville Les cagots ou le règne du despotisme… (1881)

Ne sera-t-il pas temps de traiter quand on aura combattu, quand on aura montré sa force, quand on aura tenté les aventures, quand on ne s'exposera pas, par sa lâcheté, à la risée et au mépris de l'Europe entière?
Heureusement, à Paris, en France, l'immense majorité comprend cela. Elle n'aura que du dédain pour les trembleurs tant qu'ils parleront; et s'ils veulent agir, elle saura les arrêter. Le peuple n'accepte pas la honte de gaîté de coeur. Les quémandeurs de paix ne représentent qu'une minime fraction, et elle ne nous imposera pas ses volontés, car nous avons des fusils.
Source : Gallica

L. Viefville Les cagots ou le règne du despotisme… (1881)

Ils n'ont pas su comprendre que, dans une ville assiégée, tout ce qui soutient la lutte pour sauver la patrie, possède un droit égal à recevoir d'elle la subsistance ; ils n'ont su rien prévoir : là où pouvait exister l'abondance, ils ont fait la misère; on meurt de froid, déjà presque de faim ; les femmes souffrent ; les enfants, languissent et succombent.
La direction militaire est plus déplorable encore : sorties sans but ; luttes meurtrières sans résultat ; insuccès répétés qui pouvaient décourager les plus braves ; Paris bombardé. Le gouvernement a donné sa mesure, il nous tue.
Source : Gallica

L. Viefville Les cagots ou le règne du despotisme… (1881)

Ils ne veulent ni de République, ni de l'égalité civile et politique, ni de l'amélioration morale et matérielle des classes laborieuses, qui, avec le temps, finiraient par effacer les distinctions sociales si chères à leur coeur.
Pour le malheur de notre pays, malheur irréparable peut-être, il s'y trouve côte à côte, sur le même sol, enchevêtrées et emboîtées l'une dans l'autre, deux nations ; deux peuples, l'ancien régime et le nouveau, condamnés à périr ensemble, s'ils ne parviennent à se fondre dans la grande unité de la patrie.
Source : Gallica

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