Résumé

Portrait de Edmond Lepelletier Edmond Lepelletier Histoire de la Commune de 1871

Avec raison, les masses socialistes célébrèrent, par la suite, le Dix-Huit mars et la Commune, non seulement comme date révolutionnaire mais aussi comme le point de départ de l’évolution du Quatrième État, comme une ère nouvelle prise pour l’avènement encore incertain du prolétariat, devenu à son tour classe dirigeante, disposant du capital, du crédit, des grands services publics, de la justice et de la force armée, tout l’idéal, toute l’utopie d’une société future.
Le socialisme fut le résultat et non la cause de la Révolution du Dix-Huit mars.
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Portrait de Edmond Lepelletier Edmond Lepelletier Histoire de la Commune de 1871

Il n’y a pas de pays libre, là où l’individu et la cité ne sont pas libres ; il n’y aurait pas de République en France, si la capitale du pays n’avait pas le droit de s’administrer elle-même. C’est ce droit, qu’on n’oserait contester aux plus modestes bourgades, que l’on ne veut pas reconnaître à Paris, parce que l’on craint son amour de la liberté, sa volonté inébranlable de maintenir la République, que la révolution communale du 18 mars a affirmée, et que vous confirmerez par voire vole de demain.
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Portrait de Edmond Lepelletier Edmond Lepelletier Histoire de la Commune de 1871

En attendant ces temps de calmes travaux, la Commune ne pouvait abandonner à elles-mêmes la cité, la population, comme au cours d’un cataclysme. Elle devait, jusqu’à la paix, jusqu’à la victoire, ne pas permettre au désordre, à l’anarchie, à la désorganisation de s’établir dans la ville. La Commune fit donc les plus louables efforts pour maintenir les services publics dont Paris ne pouvait se passer. Elle voulut gouverner, — et elle fut en effet un Gouvernement, bon ou mauvais ? Les deux peut-être. Il serait téméraire et injuste de rendre un verdict absolu et général.
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