Résumé

Adolphe Loève-Veimars Lettre à un ministre de 1828, sur un ministre de 1836… (1836)

Vous chercheriez vainement dans les discours de M. Thiers les traces de ces nobles et grandes écoles. Sa personnalité domine dans tout ce qu'il médite et dans tout ce qu'il écrit. Il se flatte, il se mire; s'il veut vous convaincre, il en appelle à lui; combat-il l'aristocratie, il vous dit qu'il n'a pas de penchant pour elle, parce que moins qu'un autre il voudrait la trouver sur son chemin ; s'il veut vous effrayer de la guerre, ce ne sont pas les terreurs de l'invasion qu'il vous retrace, ni ses suites terribles
Source : Gallica

Adolphe Loève-Veimars Lettre à un ministre de 1828, sur un ministre de 1836… (1836)

M. de Lafayette ne s'en tint pas là, et lui fit cette admirable réponse : La nation qu'il avait fallu pousser à la défense du territoire par les terribles et sanguinaires mesures que M. Thiers et ses amis nommaient des crimes nécessaires, disait-il, était le produit de l'éducation de l'ancien régime, et la nation actuelle était bien différente de celle-là. — Pour moi, disait le vieux général, je repousse de toutes mes forces cette idée , que, dans le cas où nous serions attaqués, nous aurions besoin de moyens extrêmes. La liberté ne veut ni de l'anarchie ni de la tyrannie !
Source : Gallica

Adolphe Loève-Veimars Lettre à un ministre de 1828, sur un ministre de 1836… (1836)

Cette pensée ne pouvait échapper à la raison éclairée de M. Thiers, à qui, d'ailleurs, M. de Talleyrand avait sans doute fait valoir tous les avantages de l'alliance anglaise. N'importe! il fallait frapper sur M. de Polignac, et M. Thiers s'écriait bientôt : « Le monde est las de tous les despotismes. Des sommets de Gibraltar, de Malte, du cap de Bonne-Espérance, une tyrannie immense s'étend sur les mers ; il faut la faire cesser. »
Source : Gallica

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