A. Loève-Veimars

Résumé

A. Loève-Veimars Revue des Deux Mondes

Voyez comme le pouvoir gagne dès que M. Guizot passe à l’opposition ! Il l’usait, ce pouvoir, à force de s’en servir ; il le meurtrissait, tant il l’employait à frapper les autres : maintenant il l’entoure de soins et de tendres précautions ; il lui désigne d’avance la place où il le frappera, il lui assigne chevaleresquement sa part du terrain et du soleil, il n’entre en lice qu’avec des armes loyales ; en un mot il n’a plus que les qualités et les vertus des pauvres et des vaincus, lui qui n’avait pris des conquérans et des vainqueurs que leur dédaigneux orgueil et leurs vices.
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A. Loève-Veimars Revue des Deux Mondes

J’aime bien mieux M. Thiers quand il s’en prend des maux de la patrie, non pas à un homme, mais au parti tout entier. Que M. Thiers est éloquent alors ! Oh ! que c’est bien l’enfant du peuple qui défend sa vieille mère, la révolution, contre les dédains des nobles et des parvenus ! On dirait, passez-moi la comparaison, monsieur, un de ces jeunes et pétulans compagnons des faubourgs de Paris, tant sa parole devient vulgairement spirituelle, tant il y a de mutinerie, de joyeuses et mordantes saillies dans ses imprécations. Adieu l’historien, adieu l’homme d’état !
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A. Loève-Veimars Revue des Deux Mondes

Thécla lut dans les yeux de Henri tout ce qui se passait dans son ame, et fondit en larmes. Les femmes réparent tout avec cela.
— Tout est effacé, lui dit Henri. Je vivrai toujours pour toi. J’aurais bravé des dangers pour conserver ton amour ; je ferai plus, je braverai le ridicule. Tu verras que je suis un homme de cœur, et que j’ai tous les genres de courage. Je n’ai pas peur des sarcasmes, et je consens à passer pour dupe aux yeux du monde. Nous n’avions pas pu leur dérober notre bonheur, il avait éclaté, dis-tu, eh bien ! il va rester encore entre nous seuls.
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