Ernest Picard

Résumé

Ernest Picard 1870 : la guerre en Lorraine. 2 (1911)

L'artillerie est pour le moment notre unique point d'appui. Il n'y a, pour ainsi dire, plus d'infanterie. Si l'artillerie se retire, on ne pourra plus retenir l'infanterie, et la bataille est perdue.
Que l'artillerie reste donc sur place; peu importe qu'elle soit prise ou non. Il n'est pas nécessaire que les batteries tirent d'une façon ininterrompue; il suffit de tirer un coup de canon de temps en temps. Dans le cas d'une nouvelle attaque de l'adversaire, il faudra reprendre le feu vivement, au moment décisif, et le continuer jusqu'au dernier obus (1) .
Source : Gallica

Ernest Picard 1870 : la guerre en Lorraine. 2 (1911)

Vers 5 heures, l'attaque de Steinmetz et de Gœben sur le Point-du-Jour est frappée définitivement d'impuissance : la ferme résistance de nos troupes a suffi pour briser l'effort de l'assaillant. Une accalmie se produit sur ce point du champ de bataille comme sur le front de la IIe armée : elle résulte à la fois des tentatives infructueuses des Allemands et de l'immobilité persistante des Français; les uns ne peuvent plus avancer sans renforts, les autres sont rivés sur leurs positions, faute de l'esprit offensif qui leur a valu jadis tant de victoires (2) .
Source : Gallica

Ernest Picard 1870 : la guerre en Lorraine. 2 (1911)

Le colonel Saussier brusque l'attaque.
Après avoir fait mettre pied à terre à tous ses officiers, lui seul devant rester à cheval pour mieux diriger l'opération et parer aux événements, il donne le signal de la charge. Tambours battant, baïonnette au canon, le régiment s'élance à l'assaut. L'ennemi, déjà fort impressionné, est hésitant. Il cherche d'abord à nous arrêter par des feux; mais son tir, mal ajusté, ne produit pas d'effet. Finalement, il n'ose pas attendre l'attaque à l'arme blanche, il lâche pied et recule dans le bois de la Cusse (1) .
Source : Gallica

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