Ernest Picard, 1870 : la guerre en Lorraine. 2 (1911)
“ L'artillerie est pour le moment notre unique point d'appui. Il n'y a, pour ainsi dire, plus d'infanterie. Si l'artillerie se retire, on ne pourra plus retenir l'infanterie, et la bataille est perdue. Que l'artillerie reste donc sur place; peu importe qu'elle soit prise ou non. Il n'est pas nécessaire que les batteries tirent d'une façon ininterrompue; il suffit de tirer un coup de canon de temps en temps. Dans le cas d'une nouvelle attaque de l'adversaire, il faudra reprendre le feu vivement, au moment décisif, et le continuer jusqu'au dernier obus (1) . ”
