Maurice d’Irisson Hérisson

Résumé

Maurice d’Irisson Hérisson La Légende de Metz

Jamais l’armée ne s’est relevée de ce premier coup, dont l’Empereur, plus profondément que tout autre, avait senti la gravité.
Sarrebrück, défendu seulement par une garnison de 1 500 hommes, attaqué par trois corps d’armée !
Cet insuccès, qui eut sur toute la campagne l’influence la plus néfaste, porta le trouble et l’angoisse dans le cœur de l’Empereur et de son entourage intime.
Comment Frossard, si sûr de lui-même, Frossard, à qui il avait confié ce qu’il avait de plus cher au monde, son fils, — Frossard en était là ! Mais le coup était porté.
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Maurice d’Irisson Hérisson La Légende de Metz

Je n’aime pas à flagorner les passions populaires, et la Comédie Politique a l’habitude de dire ce qu’elle pense, sans se soucier le moins du monde de l’éventualité de plaire ou de déplaire.
Est-ce à dire que je vais entreprendre l’éloge du maréchal ?
L’éloge !... Hé ! pourquoi faire ?...
Le maréchal Bazaine n’est point mon homme, je vous assure, et il est encore moins mon coreligionnaire politique.
Je n’oublie pas que sous l’Empire M. Bazaine jouait les mécontents et que c’était une sorte de sous-Trochu, moins loquace que le créateur du genre, mais tout aussi frondeur.
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Maurice d’Irisson Hérisson La Légende de Metz

Dès le début de la guerre, l’Empereur dut avoir l’intuition, le pressentiment de ce qui allait arriver.
S’il était incertain, l’affaire de Sarrebrück devait lui dessiller les yeux.
Il avait, peu après son arrivée, poussé par le général Frossard — qui, trois ans avant la guerre, avait fait un plan à cet effet, — ordonné cette inutile et ridicule attaque.
Quand on est réputé grand homme, quand on est gouverneur d’un prince impérial, son professeur en art militaire, et quand on a fait un plan, on n’est pas fâché de l’exécuter soi-même.
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