“ Père Ubu:—Cornebleu, jambedieu, tête de vache! nous allons périr, car nous mourons de soif et sommes fatigué. Sire Soldat, ayez l'obligeance de porter notre casque à finances, et vous, sire Lancier, chargez-vous du ciseau à merdre et du bâton à physique pour soulager notre personne, car, je le répète, nous sommes fatigué. ”
Ubu
Définition et enjeux
Le thème de “Ubu” a été abordé par des auteurs tels que Alfred Jarry ou Bibliothèque nationale. Il est souvent associé à des termes comme le père, le roi, Apia, la mère ou la rivière.
Citations sur “Ubu”
“ Mère Ubu Et tes projets d’esclavage, les voilà propres ! Tu voulais cirer les pieds à ces gens, ce sont eux qui te baisent les mains ! Ils sont aussi peu dégoûtés que toi ! Père Ubu Madame notre épouse, gare à vos oneilles ! Nous sévirons quand nous aurons plus de loisir. Attends un peu, je vais les congédier noblement, comme aux heureux temps où je remplissais à déborder le trône de Venceslas... — Corne finance, tas de sagouins ! voulez-vous foutre le camp ! Nous n’aimons point que l’on nous fasse du tapage, personne ne nous a encore fait de tapage, et ce n’est pas vous qui commencerez ! ”
“ Mère Ubu:—Eh! pauvre malheureux, si je passais par la casserole, qui te raccommoderait tes fonds de culotte?Père Ubu:—Eh vraiment! et puis après? N'ai-je pas un cul comme les autres?Mère Ubu:—A ta place, ce cul, je voudrais l'installer sur un trône. Tu pourrais augmenter indéfiniment tes richesses, manger fort souvent de l'andouille et rouler carrosse par les rues.Père Ubu:—Si j'étais roi, je me ferais construire une grande capeline comme celle que j'avais en Aragon et que ces gredins d'Espagnols m'ont impudemment volée. ”
“ Mère Ubu. — Comment ! Après avoir été roi d’Aragon vous vous contentez de mener aux revues une cinquantaine d’estafiers armés de coupe-choux, quand vous pourriez faire succéder sur votre fiole la couronne de Pologne à celle d’Aragon ? Père Ubu. — Ah ! Mère Ubu, je ne comprends rien de ce que tu dis. Mère Ubu. — Tu es si bête ! Père Ubu. — De par ma chandelle verte, le roi Venceslas est encore bien vivant ; et même en admettant qu’il meure, n’a-t-il pas des légions d’enfants ? ”
“ Soliman Et le Père Ubu ? Le Vizir Le Père Ubu prétend qu’on lui a volé ses boulets de forçat en route. Il est d’une humeur féroce et manifeste l’intention de mettre tout le monde dans sa poche. Il casse toutes les rames et effondre les bancs afin de vérifier s’ils sont solides. ”
Alfred Jarry,
Ubu sur la butte
“ Père Ubu Tiens, pochard, soûlard, bâtard, hussard, tartare, calard, cafard, mouchard, savoyard, polognard ! Le Roi Au secours ! Je suis mort ! Père Ubu, roulant le Roi sur le devant du guignol avec le bâton. Tiens, capon, cochon, félon, histrion, fripon, souillon, polochon ! Est-il bien mort ? Eh aïe donc ! (Il l’achève.) Me voici roi maintenant ! ”
“ Paysans. — Monsieur Ubu, de grâce, ayez pitié de nous. Nous sommes de pauvres citoyens. Père Ubu. — Je m’en fiche. Payez. Paysans. — Nous ne pouvons, nous avons payé. Père Ubu. — Payez ! ou ji vous mets dans ma poche avec supplice et décollation du cou et de la tête ! Cornegidouille, je suis le roi peut-être ! Tous. — Ah, c’est ainsi ! Aux armes ! Vive Bougrelas, par la grâce de Dieu roi de Pologne et de Lithuanie ! Père Ubu. — En avant, messieurs des Finances, faites votre devoir. ”
“ Il dit que le czar l’a accueilli très bien, qu’il va envahir tes États pour rétablir Bougrelas et que toi tu seras tué. Père Ubu. — Ho ! ho ! J’ai peur ! J’ai peur ! Ha ! je pense mourir. Ô pauvre homme que je suis. Que devenir, grand Dieu ? Ce méchant homme va me tuer. Saint Antoine et tout les saints, protégez-moi, je vous donnerai de la phynance et je brûlerai des cierges pour vous. Seigneur, que devenir ? (Il pleure et sanglote.) Mère Ubu. — Il n’y a qu’un parti à prendre, Père Ubu. Père Ubu. ”
“ Vive le Roi! hurrah!Père Ubu (jetant de l'or) :—Tenez, voilà pour vous. Ça ne m'amusait guère de vous donner de l'argent mais vous savez, c'est la mère Ubu qui a voulu. Au moins, promettez-moi de bien payer les impôts. ”
“ Il fait nuit. LE PÈRE UBU dort. Entre LA MÈRE UBU sans le voir. L’obscurité est complète. MÈRE UBU. — Enfin, me voilà à l’abri. Je suis seule ici, ce n’est pas dommage, mais quelle course effrénée : traverser toute la Pologne en quatre jours ! Tous les malheurs m’ont assaillie à la fois. Aussitôt partie cette grosse bourrique, je vais à la crypte m’enrichir. Bientôt après je manque d’être lapidée par ce Bougrelas et ces enragés. ”
“ Père Ubu Et d’abord, qui êtes-vous pour donner des ordres ? Ici ne commandent que les esclaves. Avez-vous quelque grade en esclavage ? Pissedoux Un caporal, un militaire, esclave ! Je ne suis qu’esclave d’amour. Éleuthère de Grandair, la belle cantinière des hommes libres, ma fiancée, est en effet ma maîtresse, si vous l’entendez ainsi. Père Ubu Cornegidouille, monsieur ! Je n’y pensais pas. Je suis ici esclave à tout faire. Vous me rappelez mes devoirs. Ce service est de mon ressort ; je vais m’en acquitter au plus vite à votre place... ”
“ Le Commandant. — Tout le monde sous le vent, bordez la misaine ! Père Ubu. — Ah ! mais non, par exemple ! Ne vous mettez pas tous du même côté ! C’est imprudent ça. Et supposez que le vent vienne à changer de côté : tout le monde irait au fond de l’eau et les poissons nous mangeront. ”
“ Le roi est mort, les ducs aussi et le jeune Bougrelas s'est sauvé avec sa mère dans les montagnes. De plus, le Père Ubu s'est emparé du trône.Un Autre:—J'en sais bien d'autres. Je viens de Cracovie, où j'ai vu emporter les corps de plus de trois cents nobles et de cinq cents magistrats qu'on a tués, et il paraît qu'on va doubler les impôts et que le Père Ubu viendra les ramasser lui-même.Tous:—Grand Dieu! qu'allons-nous devenir? le Père Ubu est un affreux sagouin et sa famille est, dit'on, abominable. ”
“ Le Président Prévenu, votre âge ? Père Ubu Je ne sais pas bien, je l’ai donné à garder à la Mère Ubu, et il y a si longtemps, elle a oublié même le sien. ”
Bibliothèque nationale, En français dans le texte : dix siècles de lumières par le livre (1990)
“ Sa vie conjugue de singuliers paradoxes : ce bon élève laisse à tous l'image d'un formidable chahuteur ; de cet écrivain difficile et secret, nous ne connaissons qu'une pièce, universellement jouée : Ubu roi, dont la paternité lui fut parfois contestée. Le nom d'Ubu a été créé par Jarry pour donner éternelle existence à Félix-Frédéric Hébert, un professeur de physique, agrégé bedonnant et désastreux pédagogue, qui avait suscité avant même l'arrivée de Jarry au lycée de Rennes toute une vengeresse littérature potachique. Il incarnait aux yeux de beaucoup « tout le grotesque qui fût au monde ». ”
“ — Mer farouche et inhospitalière qui baigne le pays appelé Germanie, ainsi nommé parce que les habitants de ce pays sont tous cousins germains. Mère Ubu. — Voilà ce que j’appelle de l’érudition. On dit ce pays fort beau. Père Ubu. — Ah ! messieurs ! si beau qu’il soit il ne vaut pas la Pologne. S’il n’y avait pas de Pologne il n’y aurait pas de Polonais ! ”
“ Puisque nous sommes dans le pays où la liberté est égale à la fraternité, laquelle n’est comparable qu’à l’égalité de la légalité, et que je ne suis pas capable de faire comme tout le monde et que cela m’est égal d’être égal à tout le monde puisque c’est encore moi qui finirai par tuer tout le monde, je vais me mettre esclave, Mère Ubu ! ”
“ Père Ubu:—Il est de fait que nous filons avec une rapidité qui tient du prodige. Nous devons faire au moins un million de nœuds à l'heure et ces nœuds ont ceci de bon qu'une fois faits ils ne se défont pas. Il est vrai que nous avons vent arrière. ”
“ Mais je suis dans un désert ! Ô mon Dieu ! son cœur ne bat plus. Elle est morte ! Est-ce possible ? Encore une victime du Père Ubu ! (Il se cache la figure dans les mains et pleure.) Ô mon Dieu ! qu’il est triste de se voir seul à quatorze ans avec une vengeance terrible à poursuivre ! (Il tombe en proie au plus violent désespoir.) (Pendant ce temps les Âmes de Venceslas, de Boleslas, de Ladislas, de Rosemonde entrent dans la grotte, leurs Ancêtres les accompagnent et remplissent la grotte. Le plus vieux s’approche de Bougrelas et le réveille doucement.) Bougrelas. — Eh ! que vois-je ? ”
“ Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu ! Nos deux marmots chéris, barbouillés d’ confitures, Brandissant avec joi’ des poupins en papier, Avec nous s’installaient sur le haut d’ la voiture Et nous roulions gaîment vers l’Échaudé. — On s’ précipite en foule à la barrière, On s’ fich’ des coups pour être au premier rang ”
“ Ah! il est parti, sauvons-nous et vivement pendant que Lascy ne nous voit pas. (Il sort, ensuite on voit passer le Czar et l'Armée russe poursuivant les Polonais.) Scène VUne caverne en Lithuanie (il neige.) PÈRE UBU, PILE, COTICEPère Ubu:—Ah! le chien de temps, il gèle à pierre à fendre et la personne du Maître des Finances s'en trouve fort endommagée.Pile:—Hon! Monsieuye Ubu, êtes-vous remis de votre terreur et de votre fuite?Père Ubu:—Oui! je n'ai plus peur, mais j'ai encore la fuite.Cotice (à part) :—Quel pourceau.Père Ubu:—Eh! sire Cotice, votre oneille, comment va-t-elle? ”
Alfred Jarry,
Ubu sur la butte
“ Père Ubu Où allons-nous, Mère Ubu ? Quo vadimus ? C’est bien simple : en France ; La France réunit pour nous tous les attraits : Il y fait chaud l’été, l’hiver il y fait frais, Les institutions sont mises sous vitrine : Défense de toucher au clergé, la marine, Au sceptre immaculé des gardiens de la paix, Au dur labeur des bureaucrates occupés. L’expérience de ma trique me décide À croire qu’en effet tout ça n’est pas solide, Et que l’on ne saurait trop mettre en du coton La finance, l’armée et la magistrature, Fragiles bibelots que fêle mon bâton. L’âge d’or luit encor, plus doré que nature : ”
“ voici le régiment des gardes à cheval de Dantzick. Ils sont fort beaux, ma foi.Père Ubu:—Vous trouvez? Ils me paraissent misérables. Regardez celui-ci, (Au soldat.) Depuis combien de temps ne t'es-tu débarbouillé, ignoble drôle?Le Roi:—Mais ce soldat est fort propre. Qu'avez-vous donc, Père Ubu? ”
“ Père Ubus’avance et ne dit rien.Mère Ubu Quoi ! tu ne dis rien, Père Ubu. As-tu donc oublié le mot ? Père Ubu Mère... Ubu ! je ne veux plus prononcer le mot, il m’a valu trop de désagréments. ”
“ Mère Ubu On sonne, Père Ubu. Père Ubu Corne finance ! c’est sans doute notre fidèle maîtresse. Les gens sages, afin de ne point perdre leurs chiens, leur pendent un grelot au cou, et il est prescrit aux bicyclistes de s’annoncer, de peur d’accident, par une clochette qu’on entende au moins à cinquante pas. De même, on juge de la fidélité d’un maître quand il carillonne pendant cinquante minutes. Il veut dire : Je suis là, soyez en repos, je veille sur vos loisirs. ”
“ Pissedoux Compagnons, en avant ! Vive la liberté ! Le vieux galérien de Père Ubu est emmené dans le convoi, les prisons sont vides, il n’y reste plus que la Mère Ubu qui tortille de la lisière, nous sommes libres de faire ce que nous voulons, même d’obéir ; d’aller partout où il nous plaît, même en prison ! La liberté, c’est l’esclavage ! ”
“ — Eh bien, capitaine, avez-vous bien dîné ? Capitaine Bordure. — Fort bien, monsieur, sauf la merdre. Père Ubu. — Eh ! la merdre n’était pas mauvaise. ”
Alfred Jarry,
Ubu sur la butte
“ Mère Ubu Maintenant, que ce gros pantin est parti, courons nous emparer de tous les trésors de la Pologne. Ici, Giron, viens m’aider. Le Palotin Giron À quoi, maîtresse ? Mère Ubu À tout ! Mon cher époux veut que tu le remplaces en tout pendant qu’il est à la guerre. Ainsi ce soir... ”
“ Père Ubu Voilà le carcan qui se dégrafe et les menottes qui me passent par-dessus les mains. Je vais me trouver en liberté, sans ornements, sans escorte, sans honneurs, et forcé de subvenir moi-même à tous mes besoins ! ”
“ — Amenez le grand foc, prenez un ris aux huniers ! Père Ubu. — Ceci n’est pas mal, c’est même bon ! Entendez-vous, monsieur l’Équipage ? amenez le grand coq et allez faire un tour dans les pruniers. ”
Alfred Jarry,
Les Minutes de sable mémorial
(1932)
“ — Non, je ne veux pas, moi 1 Voulez-vous me ruiner pour ces bouffies ? BORDURE. — Mais enfin, Père Ubu, ne voyez- vous pas que le peuple attend le don de joyeux avènement ? MÈRE UBU. — Si tu ne fais pas distribuer des viandes et de l'or, tu seras renversé d'ici deux heures. UBU. — Des viandes, ouil de l'or, non 1 Abattez trois vieux chevaux, c'est bien bon pour de tels sagouins. ”
“ Bougrelas me serrait de près... Enfin, me voilà sauvée. Ah ! je suis morte de fatigue et de froid. Mais je voudrais bien savoir ce qu’est devenu mon gros polichinelle, je veux dire mon très respectable époux. Lui en ai-je pris, de la finance. Lui en ai-je volé, des rixdales. Lui en ai-je tiré, des carottes. Et son cheval à finances qui mourait de faim ; il ne voyait pas souvent d’avoine, le pauvre diable. Ah ! la bonne histoire. Mais hélas ! j’ai perdu mon trésor ! Il est à Varsovie, ira le chercher qui le voudra. Père Ubu (commençant à se réveiller) . ”
“ Mère Ubu Ces gens vont nous embarquer comme des bestiaux, Père Ubu ! Père Ubu Tant mieux, je vais faire le veau en les regardant ramer. Mère Ubu Ça ne t’a pas réussi d’être esclave : personne ne veut plus être ton maître. ”
Alfred Jarry,
Ubu sur la butte
“ Lascy Oh, monsieur Ubu ! Père Ubu Oh ! tiens, regarde donc le petit toutou. Il est gentil, ma foi. Lascy Prenez garde ! Ah ! quel énorme Ours. Père Ubu Un ours ! Ah ! l’atroce bête. Oh ! pauvre homme, me voilà mangé. Que Dieu me protège. ”
“ Père Ubu. — Ah ! voilà le sabre à merdre qui se sauve et le croc à finances qui ne tient pas !!! Je n’en finirai jamais, et les Russes avancent et vont me tuer. Un Soldat. — Seigneur Ubu, voilà le ciseau à oneilles qui tombe. Père Ubu. — Ji tou tue au moyen du croc à merdre et du couteau à figure. ”
“ Pissembock (« ensemble ») . Ne t’effraye pas, ma chère enfant, tu as maintenant deux oncles. Tous Enfin, nous voilà chez nous ! (La porte cède, ils entrent. Le Geôlier s’enfuit. La Mère Ubu sort. La porte se referme. La Mère Ubu reste prise par son boulet. Éleuthère passe son bras armé de petits ciseaux par le guichet et coupe la chaîne.) Scène III Le convoi des forçats à travers la Sclavonie.ARGOUSINS, FORÇATS, PÈRE UBU. Père Ubu Nous périssons, cornegidouille ! ”
“ Stanislas:—Mais Votre Excellence n'a encore rien dit.Père Ubu:—Comment, je parle depuis une heure. Crois-tu que ji vienne ici pour prêcher dans le désert?Stanislas:—Loin de moi cette pensée.Père Ubu:—Je viens donc te dire, t'ordonner et te signifier que tu aies à produire et exhiber promptement ta finance, sinon tu seras massacré. Allons, messeigneurs les salopins de finance, voiturez ici le voiturin à phynances. (On apporte le voiturin.) Stanislas:—Sire, nous ne sommes inscrits sur le registre que pour cent cinquante-deux rixdales que nous avons déjà payées, il y aura tantôt six semaines à la Saint Mathieu. ”
“ — Fais à ta tête, Père Ubu, il t’en cuira. Père Ubu. — Eh bien, tu seras avec moi dans la marmite. ”
“ Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu ! Aussitôt j’ suis lancé par-dessus la barrière, Par la foule en fureur je me vois bousculé Et j’ suis précipité la tête la première Dans l’grand trou noir d’ous qu’on n’ revient jamais. — Voilà c’ que c’est qu’ d’aller s’ prom’ ner l’ dimanche Ru’ d’ l’Échaudé pour voir décerveler, Marcher l’ Pinc’-Porc ou bien l’ Démanch’-Comanche, On part vivant et l’on revient tudé. ”
Alfred Jarry,
Ubu sur la butte
“ Quand je déguste Faut qu’on soit soûl, Disait Auguste Dans un gouglou ! Chœur : Glou glou glou, glou glou glou. Père Ubu La soif nous traque Et nous flapit ; Buvons d’attaque Et sans répit. Chœur : Glou glou glou, glou glou glou.Chœur : Pi pi pi, pi pi pi ! Père Ubu Par ma moustache ! Nul ne s’ moqua Du blanc panache De mon tchapska. Chœur : Glou glou glou, glou glou glou.Chœur : Ka ka ka, ka ka ka. Père Ubu On a bonn’ trogne Quand on a bu : Viv’ la Pologne Et l’ Père Ubu ! ”
