Frédéric Dillaye

Résumé

Frédéric Dillaye Lettres sur l'affaire Bazaine… (1874)

Il est aisé de comprendre la colère de M. le maréchal! Eh quoi! vous ne trouvez rien de mieux, pour poser les assises de votre défense, pour prouver que vous avez eu raison de rendre l'armée, la forteresse, les armes et les drapeaux, vous ne trouvez rien de mieux, dis-je, que de signaler aux sévérités de M. le ministre de la guerre un officier supérieur dont le tort immense est de s'être senti plus patriote qu'impérialiste ! Soit! soit! la France appréciera ce moyen. Elle l'appréciera, mais ne craignezvous pas qu'elle se souvienne de ce vieux proverbe : Il n'y a que la vérité qui offense?
Source : Gallica

Frédéric Dillaye Lettres sur l'affaire Bazaine… (1874)

Le colonel Lewal est à la barre, froid, impassible, élégant sans afféterie, carré avec douceur. Les détails qu'il donne sont nets, précis, accablants. Le débat est vivant. L'accusé s'irrite d'une pareille conduite. Il sent que le Conseil n'est point disposé à mettre en doute la bonne foi du colonel. Il enrage de voir la placidité de cet inférieur, dont l'unique crime est de parler selon ce qu'il a vu et entendu. Si l'on en croit cet homme, la responsabilité du cataclysme de Sedan incombe au général en chef de l'armée du Rhin. Cette accusation est la perte du maréchal. Il le comprend.
Source : Gallica

Frédéric Dillaye Lettres sur l'affaire Bazaine… (1874)

A neuf heures, Napoléon III et le prince Impérial quittent Metz et vont momentanément loger dans la maison du colonel Hennoque à Longeville. Tous les murs de la ville sont zébrés de grandes pancartes blanches! Ce sont les adieux du chef de l'État.
« S. M. l'Empereur aux habitants de la ville de Metç.
» En vous quittant pour aller combattre l'invasion, je confie à votre patriotisme la défense de cette grande cité. Vous ne permettrez pas que l'étranger s'empare
de ce boulevard de la France, et vous rivaliserez de dévouement et de courage avec l'armée.
Source : Gallica

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