Résumé

Édouard Jean Étienne Deligny Documents publics pour servir à l'histoire de la guerre de 1870-71… (1871)

Il ne supposait pas Paris capable d'une résistance sérieuse ; il pensait que l'anarchie et les désordres intérieurs y paralyseraient tous les efforts de la résistance ; que sa capitulation serait presque immédiatement suivie de propositions de paix, et que le grand capitaine dont l'armée était demeurée intacte, qui avait réussi à ne pas se laisser entamer, qui tenait, par l'occupation de Metz, une des clefs de la France en sa possession, deviendrait, en quelque sorte, le maître de la situation et serait, tout au moins, en mesure d'obliger les partis à compter avec lui.
Source : Gallica

Édouard Jean Étienne Deligny Documents publics pour servir à l'histoire de la guerre de 1870-71… (1871)

Mais, si mal qu'on s'y soit pris au début de la campagne, et si coupables que puissent paraître les chefs de l'armée chargés des préparatifs et de la conduite de la guerre, il serait injuste de faire peser sur eux l'entière responsabilité des malheurs qui ont accablé le pays.
Les causes principales de nos désastres peuvent, en effet, être recherchées tout aussi bien au dehors qu'au dedans de l'armée.
Source : Gallica

Édouard Jean Étienne Deligny Documents publics pour servir à l'histoire de la guerre de 1870-71… (1871)

Le blocus de l'armée se resserrait de plus en plus, non que l'ennemi avançât sur elle en gagnant du terrain, mais parce qu'il augmentait incessamment le nombre des batteries qu'il élevait sur la circonférence d'investissement. L'isolement se faisait de plus en plus, et les rares nouvelles de l'extérieur ne pénétraient dans l'enceinte des camps que travesties, soit que les Prussiens s'appliquassent à les raréfier ou à les défigurer, soit que le Commandement crût utile à ses desseins d'empêcher la voix du pays d'être entendue.
Source : Gallica

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