Résumé

Histoire de la capitulation de Metz… (1870)

Je ne croirai pas à la capitulation de Metz avant de voir le drapeau blanc flotter sur la forteresse. Tout ce qu'on raconte de la famine, du typhus; de la dyssenterie qui séviraient dans la place, est fort exagéré. Si toutes ces histoires étaient vraies, il nous arriverait beaucoup plus de déserteurs, et jusqu'à présent nous n'en voyons venir que très-peu. Nous ne voyons guère que des paysans qui se sauvent des villages voisins, où ces malheureux ne sont pas à leur aise ; ils se présentent souvent à nos avant-postes, mais nous, nous ne pouvons pas les laisser passer.
Source : Gallica

Histoire de la capitulation de Metz… (1870)

De ces soldats, 25,000 étaient blessés ou autrement incapables, 10,000 étaient malades, la cavalerie et l'artillerie sans utilité, puisque nous n'avions plus de chevaux.
Mais, comme je vous l'ai dit, Bazaine avait eu cinquante-huit jours pendant lesquels il pouvait mettre son armée en campagne et sauver la France. Quel malheur ! (Et ici le général se montra fortement ému.) Regardez les sorties de Bazaine ! Il n'a jamais fait un effort sérieux pour se dégager. Jamais! Chaque sortie n'était qu'un simulacre de sortie.
Source : Gallica

Histoire de la capitulation de Metz… (1870)

Déjà au commencement du même mois d'octobre, et particulièrement après le 7 octobre, des bruits de capitulation coururent l'armée. Tout ce qu'elle contenait d'ardent et de courageux regimba violemment sous une si honteuse supposition ; les journaux, quoique sous une censure sévère, publièrent diverses protestations signées en toutes lettres par des officiers estimés; les citoyens de Metz jetèrent les hauts cris, et le mot de trahison passa de l'un à l'autre comme une traînée de poudre.
Source : Gallica

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