Résumé

L'homme de Metz par Albert Alexandre… (1870)

C'est que, pendant ce temps, vous préparez l'horrible tragédie, « la capitulation de Metz ! » Dans l'espérance d'une restauration impossible, le hibou de Sedan avait fait miroiter à vos yeux l'appât de la régence : votre ambition nous a tous livrés. Vous espériez vous appuyer sur cette brave armée pour renouveler le crime de Décembre.
Cherchant à vous étourdir vous-même au moment de livrer Metz-la-Pucelle et ses braves défenseurs, c'est à l'orgie que vous demandiez le triste courage de poursuivre jusqu'au bout votre tâche ténébreuse.
Source : Gallica

L'homme de Metz par Albert Alexandre… (1870)

Quant à nous, nous avons la conscience d'avoir fait notre devoir en soldats et an patriotes.
« Recevez, etc.
« BAZAINE. »
Pour un homme tel que vous, accusé aussi gravement que vous, Maréchal, cette défense est bien molle. Allons, décidément vous courbez la tête et nous vous disons : — Au nom de l'Europe indignée, au nom de votre alliée d'aujourd'hui : la Prusse, qui a mis ses gants pour toucher votre main, au nom de la France courageuse, défendue par ses honnêtes enfants, au nom de la justice, de l'évidence, au nom de la vérité, Maréchal, vous en avez menti!
Source : Gallica

L'homme de Metz par Albert Alexandre… (1870)

L'attaque française avait été vive, c'était un succès; aller en avant pouvait la transformer en victoire importante : Bazaine ne le voulut pas. C'est triste à dire; mais, lorsqu'on analyse tous les actes accomplis par l'homme de Metz, on se demande si sa résolution de trahir ne date pas de l'origine même de la campagne.
Si, après Gravelotte, il avait poussé en avant, jamais il n'eût été bloqué; il rejoignait Mac-Mahon dont il était à peine séparé ; Sedan dans ces conditions, au lieu d'être le premier déshonneur, eût été une victoire décisive.
Source : Gallica

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