Albert Allenet

Résumé

Albert Allenet L'accusé Bazaine (3e éd.) (1873)

M. Bazaine avait une fois encore sacrifié inutilement le sang des Français ; il est vrai qu'il avait obtenu ce qu'il désirait : il était délivré de Mac-Mahon.
C'est ainsi que M. le maréchal Bazaine a cru devoir utiliser l'armée sans tache que la patrie enthousiaste lui avait confiée. Il ne nous convient pas d'insister sur ces faits, et de mettre davantage en relief la trahison infâme de celui qui pouvait tout sauver, et qui a tout perdu, parce qu'il a voulu tout perdre; personne n'a osé défendre cet homme, pas même ses amis politiques. Il est jugé et condamné à l'avance
Source : Gallica

Albert Allenet L'accusé Bazaine (3e éd.) (1873)

Les pièces, ce sont les pièces de nos désastres, l'affaire du Mexique, l'affaire de Metz.
La France a le droit, le devoir de les connaître, de les chercher, de les fouiller. Nous nous rappelons le temps, voisin de nous, hélas ! où des hommes, qui avaient participé à l'insurrection de 1871, étaient sur les bancs de la justice. Le cœur se soulève de dégoût, quand on pense qu'il y avait des journaux pour éditer sur ces accusés des anecdotes intimes et apocryphes, inventées par quelque reporter à court de copie, — pour ameuter les esprits contre des prisonniers qui ne pouvaient pas répondre.
Source : Gallica

Albert Allenet L'accusé Bazaine (3e éd.) (1873)

Il faut donc se résoudre à traiter ; c'est ce qu'attend la Prusse, c'est aussi ce que demande M. Bazaine. Paris ne peut continuer sa résistance ; il va capituler, et le commandant en chef de l'armée du Rhin reste le maître ; toujours la même préoccupation. Le malheureux croit trouver enfin ce qui lui a échappé jusqu'ici : la gloire et les honneurs, - et quelle gloire et quels honneurs ! — Il ne voit pas qu'il ne peut y rencontrer qu'une chose : la honte.
La responsabilité lui paraît lourde ; il veut la faire peser sur les chefs de corps.
Source : Gallica

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