Résumé

Jean Fontaine Hommage à la France, par Jean Fontaine (1870)

Voyez Turenne, le père du soldat, la vertu incarnée, la pureté, la probité, l'honneur de l'armée française ; voyez-le pendant son admirable campagne du Rhin déployer de nouvelles qualités guerrières qu'on ne lui soupçonnait pas.
Il tombe, jeune encore, frappé au coeur par un boulet qui brise du même coup le bras droit du général d'artillerie Saint-Hillaire, qui l'accompagnait dans la reconnaissance des lignes ennemies.
Saint-Hillaire se relève sanglant et mutilé, et s'adressant à son fils qui pleurait sa blessure, il lui dit : « pleurez ce grand homme plutôt. »
Source : Gallica

Jean Fontaine Hommage à la France, par Jean Fontaine (1870)

A la France, ma glorieuse, ma radieuse et ma tendre mère ! -
Quand j'étais jeune et heureux, je vous aimais déjà d'un amour sans fond ni rives : aujourd'hui que ma jeunesse s'est évanouie, et avec elle le bonheur, cette chose plus fragile encore que la vie, je vous adore d'un amour qui s'est agrandi et fortifié de toutes les éphémères et folles amours qu'il a absorbées.
Je vous aime, parce que vous êtes l'auguste mère de tous ceux qui ont eu la Gaule pour berceau, ou pour qui le Français est l'idiome maternel.
Source : Gallica

Jean Fontaine Hommage à la France, par Jean Fontaine (1870)

D'ailleurs en défendant votre gloire, c'est la nôtre que nous défendons ; en protégeant l'honneur français, nous protégeons l'honneur wallon ; en assurant la grandeur et la splendeur du nom Français, c'est la grandeur et le respect du nom Belge que nous garantissons.
Vos ennemis qui sont les nôtres le savent bien, quoiqu'ils affectent de nous distinguer, de diviser nos intérêts identiques, et de séparer notre commun avenir, et nos semblables destinées.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature