X. de Luchapt

Résumé

X. de Luchapt Le duc d'Orléans (1890)

Tout cela, le peuple l'a bien vu et tout cela devait éveiller sa sympathie, exciter son admiration même. Il aime les vaillants, le peuple ; il aime ceux qui sont téméraires dans le devoir et qui l'accomplissent, le front haut et gaiement. Il applaudit aux Princes qu'attire la démocratie du service militaire, loin qu'ils s'en détournent. Cette égalité qu'ils revendiquent sous le drapeau, à la caserne, devant l'ennemi, lui est agréable et le flatte.
Source : Gallica

X. de Luchapt Le duc d'Orléans (1890)

L'âme énergique du duc d'Orléans a dû ressentir dans cette condamnation une âpre satisfaction. Est-ce qu'elle n'y a pas deviné, aussi, le motif d'une légitime et suprême influence? Il est très louable et très beau de parler de la patrie et de travailler pour elle, mais quoi que l'on puisse dire et quoi que l'on puisse faire, tant qu'on n'a pas souffert pour elle on peut davantage. La souffrance sanctionne les paroles, les convictions et les efforts; rien au monde n'égale sa puissance.
Source : Gallica

X. de Luchapt Le duc d'Orléans (1890)

Tout en lui le rend transparent. Sa tète d'un caractère si ferme, aux traits accentués et pourtant d'une suprême distinction, son front large et rayonnant, son oeil plein de vigueur, de finesse et de bonté, son air sérieux et charmant le laissent aisément deviner. Qui a vu le duc d'Orléans, sa haute taille, sa grâce virile, son élégance correcte et tranquille comprend qu'il provoque infailliblement dans le peuple ce cri d'admiration : « C'est un Prince ! » — Oui, et un Prince tel que les Français l'aiment.
Le courage perce dans ses actes.
Source : Gallica

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