Résumé

Ange Des Ursins Défi aux adversaires de la légitimité… (1850)

En résumé, on ne peut revenir à l'absolutisme, qu'il s'appelle démagogie, présidence, empire ou monarchie, parce que ce n'est qu'un expédient du moment, une digue impuissante contre la liberté de la civilisation, qui est éternelle comme étant de droit divin.
On ne peut pas élever le principe électif jusqu'au chef du pouvoir exécutif, parce qu'il faut au pouvoir, comme à la France, toutes les forces de la tradition pour ne pas recommencer à chaque berceau cette progression magnifique de la patrie vers ses destinées.
Source : Gallica

Ange Des Ursins Défi aux adversaires de la légitimité… (1850)

Pendant ces quelques instants d'entrevue, ce fut encore sur la France, ses souffrances, ses malheurs, et sur le royal exilé, que madame la comtesse de Chambord m'adressa la parole. Son regard expressif s'illumine de bonheur quand on prononce deux noms : celui de son époux et celui de sa patrie adoptive; on devine les battements d'un coeur tout français qui partage les douleurs de l'exil, et l'énergie d'une âme capable d'héroïsme dans les solennelles épreuves d'un instant suprême.
Source : Gallica

Ange Des Ursins Défi aux adversaires de la légitimité… (1850)

Si c'est un pouvoir intérimaire unique, c'est le despotisme par excellence, toutes les ambitions subalternes n'ayant à se grouper qu'autour de lui pour le maintenir au-delà même de son mandat. C'est le droit de la force brutale qui surgit, c'est l'anachie sans fin qui commence ; que deviennent alors le progrès et la civilisation par la liberté?
La logique est inexorable ; si ce n'est pas la tyrannie la plus monstrueuse, s'étayant sur l'ambition , ce sera l'anarchie sanglante en permanence.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature