Jean Fontaine,  Du mode de transmission des biens dans les substitutions… (1935)

“ « Non la propriété du grevé n'est pas résoluble dans la vérité juridique des termes, c'est tout simplement une propriété « Ad Tempus » qui finit, qui meurt lorsque la substitution vient à s'ouvrir, mais qui n'est pas résolue ; elle finit, dis-je, donc elle a duré ; elle meurt, donc elle a vécu. Le droit du grevé, en un mot, si j'osais m'exprimer ainsi, a fait son temps ».
Beaucoup à sa suite reprirent la théorie et répétèrent les termes de propriété « Ad Tempus » et de propriété temporaire.
”
Source : Gallica

Jean Fontaine,  Du mode de transmission des biens dans les substitutions… (1935)

“ Comment concevoir, en effet, qu'une défense d'aliéner, obligation strictement personnelle, puisse grever des biens à la façon d'une charge réelle ? Peut-on même concevoir qu'une charge réelle puisse grever des biens, alors que cette charge réelle ne correspond à aucun droit établi au profit de quelqu'un? Car, à la vérité, telle serait la situation qui serait ainsi créée. C'est, en effet, imaginer un droit de propriété privé d'un de ses attributs les plus importants : le jus abutendi, sans avantage pour personne, sans contre-partie au profit de quelqu 'un. ”
Source : Gallica

Jean Fontaine,  Du mode de transmission des biens dans les substitutions… (1935)

“ Sans doute, le droit créé au profit de l'appelé n'existera-t-il qu'en puissance jusqu'à la conception de ce dernier. Il lui manquera en effet, pour s'épanouir à une pleine vie juridique, un élément primordial : l'existence de son titulaire. Mais il n'en existera pas moins. Ce droit sera le type même du Droit Eventuel.
Et pour quelles raisons, ce droit n'existerait-il pas ? Le véritable contrat qu'est la donation avec charges est valable. L'élément principal, qui en est le concours de volontés, existe : le grevé et le disposant se sont engagés.
”
Source : Gallica

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