Résumé

Albert Pingaud Impressions de guerre allemandes en 1870

A chaque étape parcourue en terre ennemie, Kretschmann, peu suspect pourtant de partialité envers ses adversaires, s’extasie tour à tour sur les environs de Metz, qu’il compare à un « parc anglais, » sur la grande rue de Commercy, mieux bâtie et mieux pavée que Berlin, sur le château de Cirey, qui réalise à ses yeux l’idéal d’une résidence seigneuriale, sur la noblesse et la variété des sites des alentours du Mans, sur les splendeurs de Fontainebleau.
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Albert Pingaud Impressions de guerre allemandes en 1870

L’Allemand a trop le culte de la force pour ne pas la respecter chez ses adversaires. Ce qui lui en impose, malgré lui, dans la France vaincue, c’est le ressort moral que révèle la ténacité de sa résistance. Le soir de Sedan, tous les officiers étaient persuadés que la nation manquerait à l’armée, comme l’armée avait manqué à la nation, et que la guerre était terminée.
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Albert Pingaud Impressions de guerre allemandes en 1870

Il n’est pas jusqu’à la légèreté proverbiale des Français qui ne trouve grâce aux yeux des plus cultivés : « Ne nous y trompons pas, avoue même Fontane dans un accès de franchise, rien n’est plus ennuyeux que la solidité toute seule et la conscience qu’on en a [43] . » — Mais ce qui, dans ce voyage de découverte à travers la société française, les remplit d’une stupéfaction croissante et sans cesse renouvelée, c’est l’attitude des femmes. Ils s’attendaient, sur la foi de la légende ou du roman, à les trouver frivoles et coquettes, prêtes à se jeter par curiosité à la tête des vainqueurs.
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