Résumé

Alphonse de Cambolas Notice sur le siège de Schelestadt du 10 au 24 octobre 1870 (1871)

Notre longue colonne, épuisée par la fatigue et la faim, se traîne sous des torrents de pluie pendant de mortelles heures. l'escorte impitoyable ne nous laisse pas une minute de repos, « vorwarts! vorwarts!» En avant, s'écrient-ils toujours : en insultant et frappant ceux qui ralentissent leur marche, officiers ou soldats. La nuit est venue, elle est noire., et dans l'ombre nos ennemis se livrent lâchement envers nous à des actes de brutalité qu'ils n'auraient pas osé commettre à la lumière du jour, de peur d'en rougir.
Source : Gallica

Alphonse de Cambolas Notice sur le siège de Schelestadt du 10 au 24 octobre 1870 (1871)

A ce moment de la journée, cette malheureuse cité présente un lugubre spectacle; sillonnée dans toutes les directions par les bombes et les obus qui écrasent les maisons et tuent les habitants égarés à la recherche d'un abri, elle est couronnée par un épais nuage de fumée noire d'où semble s'échapper la foudre qui va l'anéantir 1. A la nuit tombante cette affreuse scène n'est plus éclairée que par les ardentes flammes de l'incendie et le perpétuel éclat des bombes qui lancent dans l'air, à chaque minute, leurs gerbes de feu !
Source : Gallica

Alphonse de Cambolas Notice sur le siège de Schelestadt du 10 au 24 octobre 1870 (1871)

C'est un abri contenant quelques centaines de kilogrammes de poudre, auquel ces misérables ont mis le feu, et qui vient de sauter avec 200 obus chargés. La terreur est à son comble, il y a, dit-on, beaucoup de morts et de blessés; si le feu prend aux deux grandes poudrières dont les portes n'ont pas encore été fermées, c'en est fait de l'existence de toute la population. Mais ce n'est pas le moment de se laisser abattre par la peur, il faut arracher les poudrières à l'aveugle fureur des misérables qui veulent s'en emparer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature