Résumé

Le Siège de Toul, 14 août-23 septembre 1870… (1876)

Deux pièces furent démontées sur les remparts ; l'une d'elles reçut dans l'âme l'enveloppe de plomb d'un obus.
La garde mobile perdit une dizaine d'artilleurs tués ou blessés; l'ennemi n'eut que des pertes insignifiantes, la place ayant très-peu tiré. Prenant le silence des assiégés pour un signe de découragement, un commandant bavarois vint les sommer de se rendre, avec promesse des honneurs de la guerre. M. Huck répondit qu'il tiendrait jusqu'au bout. Dans l'espoir de faire tléchir sa volonté, Prussiens et Bavarois reprirent le bombardement avec une extrême vigueur.
Source : Gallica

Le Siège de Toul, 14 août-23 septembre 1870… (1876)

Si le guetteur apercevait de la cathédrale des convois sillonnant les routes, l'imagination publique les transformait en convois de blessés se retirant au plus vite, et, devant ces preuves de carnage et de précipitation, nul ne doutait que réellement il y avait eu bataille et que le triomphe était à nous. Toul est dans l'allégresse. On voit cette cité encore fumante prendre un air de fête et se pavoiser. Des Te Deum sont chantés dans les églises, et, le 4 septembre, une grande revue de toutes les troupes de la garnison est passée sur l'Esplanade de Moselle.
Source : Gallica

Le Siège de Toul, 14 août-23 septembre 1870… (1876)

Les artilleurs prussiens voyaient distinctement tout ce qui se passait dans l'intérieur de la ville : un groupe se formait-il à leur vue, qu'il était aussitôt salué par un obus. C'est ainsi que six soldats du train
(les seuls qui fussent à Toul) furent écharpés par le même projectile sur l'Esplanade de Moselle. Parfois, la batterie de Saint-Michel faisait un feu roulant. Le 19 septembre, entre autres, en moins d'une heure, plus de 300 obus éclatèrent sur la cathédrale.
D'autre part, des fantassins ennemis entretiennent un feu plongeant des plus incommodes.
Source : Gallica

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