Résumé

A. Mézières La Résistance dans le département de la Moselle…

La douleur qu’éprouvèrent alors les habitans de Metz, le département tout entier la partagea. Chacun se sentit atteint au plus profond de son cœur, dans son affection la plus chère et dans sa plus noble espérance. On allait donc voir entre les mains des Prussiens, sous la garde des sentinelles prussiennes, ces remparts que Charles-Quint n’avait pu prendre, ces bastions formidables, ces puissantes murailles, couvertes par deux rivières, auxquelles s’attachait l’idée d’une force inexpugnable, d’une résistance dont aucune artillerie ne viendrait jamais à bout.
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A. Mézières La Résistance dans le département de la Moselle…

Aucune maison ne se trouvait hors de la zone atteinte par les obus, aucun autre asile que les caves ne restait aux malheureux habitans. À Paris, on pouvait du moins se sauver, emporter à la hâte les objets les plus précieux et chercher un refuge dans les quartiers épargnés ; mais là, nuit et jour, sans trêve, sans espoir, il fallait vivre sous la menace de l’incendie et de la destruction. Toute la population s’y résigna cependant avec l’énergie que développe dans les âmes le sentiment d’un devoir à remplir envers la patrie.
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A. Mézières La Résistance dans le département de la Moselle…

Que de souffrances endurées pour la patrie, depuis le bombardement de Strasbourg jusqu’au bombardement de Paris et de Longwy ! Un peuple au sein duquel tant de personnes de toute condition et de tout âge, mal préparées aux sacrifices par leur éducation et par leurs habitudes, savent souffrir tout à coup, sans espoir de salut, uniquement pour une idée, pour un sentiment, pour un principe moral, les plus dures extrémités de la guerre, n’est point, quoi qu’on dise, un peuple dégénéré.
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