Résumé

Le Maréchal Bazaine jugé par les "Militaerische Blaetter"… (1872)

Toute troupe qui accepte joyeusement le combat quand elle est attaquée, quand même elle oublie et néglige le but qu'elle devait poursuivre antérieurement, ne paraît jamais blâmable. Aussi nous garderons-nous d'adresser le moindre reproche aux troupes françaises qui accoururent avec ardeur et un véritable entrain à la bataille qui leur était offerte. D'ailleurs, les troupes du 3e et du 4e corps ne s'étaient pas encore rencontrées avec l'ennemi; tout cœur de soldat comprend aisément qu'ils aient saisi avec passion la première occasion qui se présentait sous des apparences si favorables.
Source : Gallica

Le Maréchal Bazaine jugé par les "Militaerische Blaetter"… (1872)

Mais dans le cas actuel, quelle était la première mission, le devoir réel de l'armée? De marcher, de marcher vite, et non de combattre. Si, pour pouvoir continuer la retraite, il fallait lutter, le but du combat ne devait jamais être autre que de repousser l'attaque ennemie qui arrêterait la marche; puis, autant que possible, d'avancer toujours sur la ligne de retraite.
En suspendant la marche de la colonne de gauche, le maréchal Bazaine augmenta la difficulté, il se mit même dans l'impossibilité de poursuivre ce double résultat.
Source : Gallica

Le Maréchal Bazaine jugé par les "Militaerische Blaetter"… (1872)

Si un combat d'arrièregarde peut être considéré comme favorable, quand on réussit, sans grand sacrifice de temps et de matériel, à continuer la retraite, il est évident que, dès qu'on s'arrête pour dépenser tout le temps et toutes les forces nécessaires à une bataille, c'est qu'on veut obtenir des résultats plus importants. Le combat de Colombey et de Mey, toutefois, n'en a pas eu d'autres que ceux d'un combat d'arrière-garde, bien qu'il ait produit autant de victimes qu'une bataille.
Source : Gallica

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