Résumé

Nos Désastres en 1870. Justice à qui de droit… (1871)

Un désir de révolte pénétra bien des esprits, mais l'abnégation personnelle, cette vertu du soldat, imposa le devoir de subir notre douleur plutôt que d'ébranler un principe.
Au reste, l'homme qui n'avait su montrer de prévoyance que pour ses propres intérêts ne nous avait-il pas devinés en faisant désarmer les troupes avant de révéler la vérité !
On l'a dit, le maréchal Bazaine ne s'est pas vendu, il n'avait pas besoin d'argent : il n'a pas trahi un gouvernement qu'il ne connaissait pas ; il a trahi les efforts de la France contre l'ennemi : il a trahi son armée ; il s'est déshonoré !
Source : Gallica

Nos Désastres en 1870. Justice à qui de droit… (1871)

Nous sommes prêts, sortis de la bouche d'un maréchal dans lequel l'opinion avait la plus entière confiance, d'un ministre à la parole persuasive et facile, ces mots ont eu un immense retentissement; ils ont plu à la nation, ils ont réveillé, avec la rapidité de la foudre, le souffle guerrier de tout le pays : on se croyait prêt, on se sentait provoqué, le parti de la guerre a rallié toutes les nuances d'opinion.
Source : Gallica

Nos Désastres en 1870. Justice à qui de droit… (1871)

A une heure, une tempête affreuse éclate; les terres meubles des environs de Metz se détrempent en peu d'instants et menacent de rendre tout mouvement difficile, surtout si l'on doit attaquer des positions telles que Sainte-Barbe : chacun discutait la situation, déplorant la perte de toute cette matinée, néanmoins plein d'ardeur, lorsque les commandants des corps d'armée furent mandés au château de Grimont, situé sur les glacis du fort Saint-Julien, où le maréchal Bazaine venait d'arriver et d'établir son quartier général.
Source : Gallica

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