Résumé

Bazaine et la capitulation de Metz… (1871)

Quel manque de confiance en soi-même et dans les troupes !
Ces mêmes généraux, qui encore un mois auparavant avaient pensé marcher sur Berlin à la tête de l'armée, se condamnent maintenant à l'inaction, et cela pour couvrir leur propre capitale. Il est à peine besoin d'une preuve plus claire pour voir le triste état intérieur de cette armée. Il est hors de doute que le maréchal Bazaine partage sa puissance et sa responsabilité avec ses chefs de corps ; d'ordinaire un général en chef a coutume de ne consulter un conseil de guerre que quand il doit prendre une dernière résolution désespérée.
Source : Gallica

Bazaine et la capitulation de Metz… (1871)

On arrivait alors à un combat décisif, qui devait être évité plutôt que tenté. Autrement, pour la retraite que Bazaine préparait pour le milieu du second jour, moment où, suivant toutes les prévisions, toute l'armée ennemie n'était pas encore rassemblée, il se préparait un combat d'arrière-garde avec les troupes qui auraient poursuivi. Au moment où Bazaine se serait éloigné de la place, l'influence de Metz, avec ses 20,000 hommes de garnison, se faisait sentir; n'absorbait-elle pas nécessairement une partie des forces de l'ennemi, qui ne pouvait pas la laisser sans s'en occuper?
Source : Gallica

Bazaine et la capitulation de Metz… (1871)

D'après le petit nombre de soldats engagés dans ces deux jours, on ne peut pas dire qu'une sortie a été tentée. Le but ne peut avoir été que d'occuper quelques troupes et d'inquiéter l'ennemi. Dans ces sortes d'affaires le maréchal se contentait du premier avantage assuré par la surprise de l'ennemi et sa supériorité numérique au début de la lutte ; il ranimait ainsi son influence sur ses troupes ; mais toujours il attendait, comme dans ces deux derniers cas, que les forces supérieures des Allemands le délogeassent des positions conquises, et il atteignait alors le résultat opposé.
Source : Gallica

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