Résumé

Georges Lebon Souvenirs de l'armée de Metz : conférence faite au Cercle militaire… (1912)

Nous voici maintenant à la bataille de Saint-Privat, le 18 août ; le plan en est beaucoup plus simple que celui de
la bataille de Rezonville, quoique les effectifs engagés aient été beaucoup plus considérables ; c'est que, le 18 août, c'est la bataille entre deux armées, qui restent, pour ainsi dire, parallèles jusqu'au soir, c'est-à-dire jusqu'à l'entrée en action du corps saxon sur notre droite.
Vous savez tous que, pendant cette grande bataille, le maréchal Bazaine se confina, à peu près toute la journée, à Plappeville, dans la maison du maire de Metz, M. Le Bouteiller.
Source : Gallica

Georges Lebon Souvenirs de l'armée de Metz : conférence faite au Cercle militaire… (1912)

Quand mes canonniers le soulevèrent, tous ses vêtements tombèrent en lambeaux, ou plutôt en poussière ; je verrai toute ma vie ce pauvre corps nu qui n'était qu'une loque.
Notre batterie, prenant d'écharpe et de flanc les batteries allemandes, produit un effet extraordinaire, malgré la précision médiocre du canon 12 ; c'est que tous nos coups fusants portaient sur un objectif qui avait 7 ou 800 mètres de profondeur. Le projectile de 12 ne donnait pas beaucoup d'éclats, mais chacun d'eux pouvait briser un membre, enlever une partie de la tête, défoncer la poitrine ou le ventre.
Source : Gallica

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