Résumé

Souvenirs d'un prisonnier de guerre… (1871)

Jusqu'à la capitulation, elle sera complètement privée de relations avec l'extérieur, en proie à des souffrances morales, mille fois plus terribles que les dangers de la guerre. Il ne sera rien fait, absolument rien, pour la maintenir à hauteur des dures épreuves qu'elle va traverser. Il ne sera rien tenté de sérieux pour briser le cercle de fer qui va l'étreindre de toutes parts.
Cependant, l'armée de Metz ne désespérait pas.
Elle n'a commencé à désespérer que le jour où on
l'a livrée sans armes à la Prusse.
Source : Gallica

Souvenirs d'un prisonnier de guerre… (1871)

Nous sommes profondément convaincu que rien ne pouvait arrêter ces 100,000 hommes décidés à vaincre ou à mourir. Nos pertes eussent été considérables sans nul doute, mais nous en faisions subir de plus grandes à l'ennemi, et en réussissant, nous sauvions la France !
L'homme ambitieux qui avait rêvé la couronne du Mexique ne devait s'arrêter ni à l'un ni à l'autre de ces partis. Son système va consister à laisser cette belle armée s'énerver dans l'inaction, se décomposer lentement pour la livrer affamée et sans armes à l'ennemi.
Source : Gallica

Souvenirs d'un prisonnier de guerre… (1871)

La grande diversité d'uniformes de notre armée, surtout de la cavalerie, a donné lieu à de funestes méprises. Il est malheureusement vrai que dans le pêle-mêle de la bataille nous avons fait feu sur les nôtres et que nous avons laissé passer des corps prussiens sans tirer. Quand donc l'infanterie, d'un côté, la cavalerie, de l'autre, n'auront-elles plus qu'une seule tenue simple, économique, française, faite pour la campagne et non pour la parade ?
Source : Gallica

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