François Cuneo d'Ornano

Résumé

François Cuneo d'Ornano Napoléon au golfe Juan (1830)

Un simple appel suffit pour les réunir, tant la discipline est pour eux une continuelle existence. Ils attendent sans nulle anxiété les ordres qu'on va leur donner. Ils n'ont jamais douté des intentions d'un chef familiarisé avec la victoire et l'honneur. Il était là, et ils étaient tout à lui. Ces soldats, ces vétérans de la France, couverts d'honorables et de nombreux chevrons , et parés du ruban des braves, se préparent à cueillir de nouveaux lauriers. Napoléon assemble les chefs de corps et leur ordonne d'embarquer immédiatement toutes les troupes sur les bâtiments qu'il leur désigne.
Source : Gallica

François Cuneo d'Ornano Napoléon au golfe Juan (1830)

Ceux que nous avons vus pendant vingt-cinq ans parcourir toute l'Europe pour nous susciter des ennemis, qui ont passé leur vie à combattre contre nous, dans les rangs des armées étrangères, en maudissant notre belle France, prétendraient-ils commander et enchaîner nos aigles, eux qui n'ont pu en soutenir les regards ? Souffrirons-nous qu'ils héritent du fruit de nos glorieux travaux? qu'ils s'emparent de nos honneurs, de nos biens; qu'ils calomnient notre gloire?
Source : Gallica

François Cuneo d'Ornano Napoléon au golfe Juan (1830)

Ils sont tous sur les ponts, l'arme au bras, les yeux tournés vers les signaux du brick qui renferme leurs voeux et leurs espérances. L'ordre de prendre terre est donné; dans un instant, la mer est remplie de barques, et la batterie et la côte occupées militairement.
Le général Drouot, qui, le premier, prend position, envoie des émissaires dans Antibes pour gagner le commandant et débaucher la garnison. Un détachement se met à cheval sur la grande route pour intercepter toute communication et surveiller tous les passages.
Source : Gallica

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