Ernest Merson,
Le Siège de Soissons, épisode de la vie militaire de M. le général de division Gérard…
(1849)
“ Le 18, le commandant Gérard passa une revue générale de la garnison, et assigna à chaque corps la portion de ligne qu'il devait défendre : il jura et fit jurer à tous de mourir plutôt que de laisser l'ennemi pénétrer dans la place. Dès ce moment, l'émulation redouble ; il n'y a plus de repos, et, jour et nuit, les travaux défensifs sont poussés avec la dernière activité, activité qui se soutint pendant toute la durée du siège, parce que les nobles sentiments qui animaient le commandant et les autorités civiles étaient passés dans le cœur de tous les soldats, de toute la population de Soissons. ”
