Résumé

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson Le Siège de Soissons, épisode de la vie militaire de M. le général de division Gérard… (1849)

Le 18, le commandant Gérard passa une revue générale de la garnison, et assigna à chaque corps la portion de ligne qu'il devait défendre : il jura et fit jurer à tous de mourir plutôt que de laisser l'ennemi pénétrer dans la place. Dès ce moment, l'émulation redouble ; il n'y a plus de repos, et, jour et nuit, les travaux défensifs sont poussés avec la dernière activité, activité qui se soutint pendant toute la durée du siège, parce que les nobles sentiments qui animaient le commandant et les autorités civiles étaient passés dans le cœur de tous les soldats, de toute la population de Soissons.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson Le Siège de Soissons, épisode de la vie militaire de M. le général de division Gérard… (1849)

Alors, tout espoir de résistance s'évanouit; la fortune longtemps fidèle a déserté la France ; une nécessité implacable veut la paix. La paix donc sera acceptée par Napoléon, quelque humiliation qu'en éprouve sa gloire !
Le sort en est jeté. L'empereur consent à mutiler cette carte de France que son sabre lui-même a tracée ; il courbe son front, naguère encore triomphant, sous la main de Dieu
qui commande, et impuissant désormais à dicter à l'univers la loi du vainqueur, il se prête avec une résignation étrange aux combinaisons de l'Europe debout à la frontière.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson Le Siège de Soissons, épisode de la vie militaire de M. le général de division Gérard… (1849)

Toute la réserve se porte alors en avant des dernières maisons pour protéger les travailleurs chargés de détruire les ouvrages de l'ennemi. C'est en vain que celui-ci fait avancer de nouvelles troupes pour reprendre le faubourg.
Le commandant Gérard ordonna un mouvement rétrograde, pour attirer ces masses sous la mitraille des remparts : elles en éprouvèrent un mal prodigieux. L'artillerie, qui avait protégé si efficacement la sortie, ne fut jamais mieux servie: les sapeurs et mineurs rivalisaient de valeur avec la vieille garde ; les commandants d'artillerie et du génie étaient partout.
Source : Gallica

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