Georges Gorrin

Résumé

Georges Gorrin Napoléon Ier et l'Éternel (1869)

Oui, tout est poussière sur ce globe où j'ai quitté ma dépouille mortelle ; tout s'écroule sous le piédestal de la mort, dont je me suis servi pour atteindre de la gloire le faîte culminant. L'onde des siècles annihile tout : les hommes, leurs monuments cyclopéens ; la destruction, c'est le glaive que rien n'émousse, de ses ailes infatigables tombe la mort sur l'humanité, sa vassale orgueilleuse.
Source : Gallica

Georges Gorrin Napoléon Ier et l'Éternel (1869)

Oui, le génie est illimité ! NAPOLÉON dissipant par sa splendeur les nuages révolutionnaires, — prédestiné à stupéfier les peuples, — rêvant la fusion des royaumes pour l'agrandissement de la France, qu'élargissaient de proportions colossales ses pensées furibondes
S'ébattre à son aise sur la carte du globe ! balancer l'équilibre du monde ! s'entourer d'une garde de rois ! être l'instrument des volontés de Dieu !
Source : Gallica

Georges Gorrin Napoléon Ier et l'Éternel (1869)

Inviolable, j'étais pour eux un Dieu ; une invisible égide me dérobait à la mort, sous le feu des canons je passais triomphant. J'étais béni de la vie expirante, le dernier battement du coeur de mes guerriers était
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pour moi l'expression de leur amour, l'homme surhumain né d'un foudroyant prodige, l'ange les abritant de mes ailes de victoires. Quand la mort tendait ses bras glacés, ils s'y précipitaient audacieusement, m'adressant adieu de leurs regards ouverts sur vos beautés.
Source : Gallica

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