Résumé

La Nymphe de Sainte-Hélène, ou la Pupille de l'empereur Napoléon… (1839)

« — Pauvre enfant !... qu'as-tu donc fait à Dieu pour être rejetée ici misérablement?.... Singulier rapprochement de destinée !... comme moi, elle n'a plus de patrie... plus de famille... Elle n'a plus de mère... et moi je n'ai plus d'enfant!... » En prononçant ces mots, un cri, d'autant plus déchirant que depuis long-temps il était concentré, s'échappa de la poitrine de l'Empereur ; il cacha sa tête dans ses mains, et il pleura : oui, mes amis , cet homme , que la perte de dix trônes avait trouvé calme et résigné, pleura au souvenir de son enfant !
Source : Gallica

La Nymphe de Sainte-Hélène, ou la Pupille de l'empereur Napoléon… (1839)

Ah ! si l'antre de la mort se fut ouvert sous les pas du grand homme , lorsqu'il étendait son sceptre brillant sur les campagnes françaises, sous le beau ciel de l'Italie , aux Monts Helvétiques, sur les vertes prairies des Bataves, sur les plaines fécondes de la Germanie , l'Europe en deuil eût entouré son urne funèbre des larmes de la douleur et des clameurs de l'effroi. Héros malheureux ! tu as vécu trop long-temps ; ta mort qui eût ébranlé la terre , n'émeut pas plus que la chute d'une feuille desséchée.
Source : Gallica

La Nymphe de Sainte-Hélène, ou la Pupille de l'empereur Napoléon… (1839)

Pleurez aussi , mais que dis-je! les maux de Napoléon
ne sont plus qu'une page déshonorante de notre histoire : le jour suprême fut pour lui un jour de triomphe et de bonheur ; libre de ses chaînes et du hideux aspect des geôliers, loin de son roc affreux, il respire ; — un monde plus noble a reçu sa grande ame ; il a quitté cette terre de douleurs, comme, au temps de sa gloire, il partit de la triste Egypte pour reparaître brillant d'espérance sur le sol désolé des Français.
Source : Gallica

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