Henri Villard

Résumé

Henri Villard Le prince impérial (1879)

Et cependant, est-ce bien sur ce beau jeune prince, moissonné dans sa fleur, qu'il faut verser des larmes ? Il a échappé au péril de la vie et du trône ; il est tombé en soldat sur un champ de bataille, tenant dans sa main l'épée du chef de sa race ; en trouvant la mort il a trouvé la gloire et on l'a couché dans son cercueil au milieu d'un regret et d'une admiration unanimes, car je ne veux pas prêter l'oreille aux cris honteux d'une passion sauvage que cette mort, convoitée par elle, et poursuivie peut-être, aurait dû satisfaire. Non ! ce n'est pas sur le Prince Impérial qu'il faut pleurer !
Source : Gallica

Henri Villard Le prince impérial (1879)

Ils savent, au contraire, que cet acte, qui met l'âme en communication directe avec Dieu, est le plus important de la vie humaine, qu'il renferme pour l'homme le secret de son avenir, et que, plus sa destinée doit être grande et périlleuse, plus il a besoin de se pénétrer de la force et de la lumière de Dieu pour y suffire.
L'Empereur et l'Impératrice apportèrent donc un soin extrême à préparer « l'Enfant de France » à sa première communion
Source : Gallica

Henri Villard Le prince impérial (1879)

Cette éducation, commencée aux Tuileries et pour laquelle l'Empereur se faisait aider d'hommes qui méritaient sa confiance de père et de roi, (1) devait se continuer, d'une manière plus intime et plus puissante encore dans les tristesses et les loisirs de l'exil, et tout, la prospérité comme le malheur, était destiné à y concourir. Le Prince avait une âme née, si je puis ainsi dire, pour comprendre les leçons cruelles de la douleur et de la vie. Le malheur qui abat les faibles et décourage les pusillanimes, soutient les forts et ajoute à l'énergie et aux espérances des vaillants
Source : Gallica

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