Henri Villard, Le prince impérial (1879)
“ Et cependant, est-ce bien sur ce beau jeune prince, moissonné dans sa fleur, qu'il faut verser des larmes ? Il a échappé au péril de la vie et du trône ; il est tombé en soldat sur un champ de bataille, tenant dans sa main l'épée du chef de sa race ; en trouvant la mort il a trouvé la gloire et on l'a couché dans son cercueil au milieu d'un regret et d'une admiration unanimes, car je ne veux pas prêter l'oreille aux cris honteux d'une passion sauvage que cette mort, convoitée par elle, et poursuivie peut-être, aurait dû satisfaire. Non ! ce n'est pas sur le Prince Impérial qu'il faut pleurer ! ”
