Charles Louis Alexandre Coriolis d'Espinouse

Résumé

Charles Louis Alexandre Coriolis d'Espinouse Le tyran, les alliés et le roi… (1814)

Et pendant qu'ils tombent, leur chef partage-t-il leur infortune? Il fuit, le lâche héros; il fuit ce ciel irrité; il revient seul, de nuit, comme un malfaiteur; et le lendemain il s'assied triomphant sur son trône, et il nous parle de notre belle France ! Il annonce qu'il ne veut ni hommes ni argent, et, peu de jours après, on demande des millions et trois cent mille hommes, qui tomberont encore devant Dresde, non sans gloire , mais sans fruit.
Cependant l'Europe se réveille de sa peur. L'invincible peut être vaincu ; le grand capitaine peut faire de grandes fautes
Source : Gallica

Charles Louis Alexandre Coriolis d'Espinouse Le tyran, les alliés et le roi… (1814)

Le tyran appeloit ses peuples des révoltés ; les coeurs généreux les nommoient des héros; les flatteurs trouvèrent le mot d'insurgés. Vainement il envoie et renvoie à Madrid ce roi infatigable dans la fuite; vainement celui-ci s'épuise à dire : « Moi le Roi ; » l'Espagnol répond fièrement : « Vous le Roi ?» et il reste fidèle. On sait comment la Hollande a été perdue ; et nous avons vu, grâce aux combinaisons de cette vaste politique, ce qu'on n'avoit pas vu en France depuis un roi fou, les Anglais partout victorieux.
Source : Gallica

Charles Louis Alexandre Coriolis d'Espinouse Le tyran, les alliés et le roi… (1814)

Il est tombé ce géant qui prenoit sa course de l'Occident à l'Orient; ce futur empereur d'Europe, qui portait sur son front la triple couronne des Clovis, des Didier et des Léon ! il est tombé , et sa chute a été celle d'un enfant! Dès qu'an lui a cemmandé, il a abéi; et, comme il n'y a jamais eu de plus méchant maître, il n'y a jamais eu d'esclave plus docile. On s'est étonné qu'un homme qui résistait aux Rois, ne puisse résister à l'envie de vivre.
Source : Gallica

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