Raoul Bigot

Résumé

Raoul Bigot Le Fer qui meurt

« Au feu ! » retentissait. À la porte du buffet, le général, stupide, s’arrêta : à peu de distance de lui, la locomotive déformée s’était complètement affaissée et le charbon encore incandescent communiquait le feu à l’amas de combustible du tender dont il ne restait que des vestiges.
Les wagons s’étaient écroulés, les planches et draps paraissaient seuls intacts ; le réservoir à gaz de l’un d’eux laissait fuir le gaz au travers de ses parois et un coup de vent ayant fait se rejoindre la nappe gazeuse et les étincelles du foyer, la flamme, en un instant, envahissait le train.
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Raoul Bigot Le Fer qui meurt

Pour abattre rapidement l’Allemand, il fallait pouvoir l’atteindre, sur ses milliers de kilomètres de front, sur les arrières de ses innombrables armées, sur son territoire même, par une catastrophe générale comparable à ce qu’était une épidémie de peste ou de choléra à ce qu’était le virus bocho-maximaliste pour l’ancienne Grande-Russie, à ce qu’était la torpille pour le paquebot sans défense. Mais ces points de comparaison ne fournissaient aucune donnée pour résoudre le problème. La création d’une épidémie général en Allemagne était impossible
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Raoul Bigot Le Fer qui meurt

Pendant toute une demi-journée, le Président du Conseil, le généralissime et le lieutenant Jacques étaient en conférence.
Dans les grandes gares, surtout, l’accumulation du matériel soumis à cette extraordinaire décomposition amenait presque à coup sûr l’incendie dévastateur.
Les ponts métalliques, gagnés par l’épidémie, s’effondraient bruyamment.
Aux stations-magasins des Armées, l’amoncellement de munitions, de canons, offrait un champ magnifique pour l’extension de la « maladie moléculaire » qui répandait ses ravages, réduisant à néant les résultats des efforts de l’industrie boche.
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