Résumé

Bifurcation ou le chemin de fer de Jacques (19??)

Jacques Givry était pleinement heureux.
Le bonheur fait des jaloux. C'est sa façon.
Il faut bien qu'une constatation comme celle-là serve de compensation à ceux que la chance n'a pas favorisés.
Le jeune Emmanuel Roquet, en grattant ses cheveux roux, ou bien en tiraillant le bout de son nez tout moucheté de taches de rousseur, avait senti se développer en lui une progressive irritation à l'idée de ce chemin de fer impeccable.
L'esprit du mal qui habitait en lui aurait eu satisfaction si, un jour, Jacques Givry avait vu ses wagons en miettes et ses locomotives inertes.
Source : Gallica

Bifurcation ou le chemin de fer de Jacques (19??)

Faugères était homme de décision. Il fit pivoter Rose, lui enjoignit d'apporter de la vaisselle, fit déposer les plats sur la table, demanda si les Givry étaient en état de dîner une seconde fois, fit la réponse tout de suite après la question, aida à mettre le couvert, imposa sa vitalité, entraîna — comme un express qui emporte des papiers dans le courant d'air de sa vitesse — les volontés de M. Givry marmottant, de Mme Givry éblouie, de Rose éberluée, de Jacques lui-même, ravi d'aise par cet événement soudain.
Source : Gallica

Bifurcation ou le chemin de fer de Jacques (19??)

Un axe était faussé.
— Tu n'as pas une pince, ou un étau ? demanda Albert à Jacques, qui avait encore les yeux pleins de larmes.
— Non...
— Quoi? Il n'y a pas de garage, de chauffeur d'auto, dans la maison?... Redresser cet axe n'est rien... C'est l'affaire de cinq minutes...
— Non... Il n'y a pas de garage, ici...
— Allons, dit Pierre Labiscotte, ne nous frappons pas... Cela peut s'arranger... Dans la vie, il n'est pas une chose qui ne s'arrange, tôt ou tard... Donnez-moi ces infirmes...
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature