Résumé

Henri Blerzy Études sur les travaux publics…

Il était pénible jadis de voir l’homme s’user dans un travail purement musculaire, on s’apitoie même quelquefois au spectacle d’animaux domestiques qui tournent machinalement dans un manège ou s’épuisent en efforts sur un attelage embourbé ; la vue d’une machine qui accomplit un acte de force brutale et ne laisse à l’ouvrier qu’une œuvre de surveillance intelligente nous fait éprouver une certaine quiétude. Grâce à la vapeur, le rôle de l’homme est devenu dans nos manufactures plus noble. À ce point de vue, la machine à vapeur est un prodigieux instrument de progrès et de civilisation.
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Henri Blerzy Études sur les travaux publics…

Dans l’industrie moderne, celui qui est ignorant ou négligent compromet, outre sa vie propre, l’existence de beaucoup d’autres individus. De modestes artisans se trouvent investis parfois d’une responsabilité dont on n’avait jadis aucune idée. N’est-ce pas un type tout nouveau de l’ouvrier que ce mécanicien qui, debout sur sa locomotive, le jour sous le soleil brûlant ou la nuit au milieu de la tempête, l’œil au guet, l’oreille attentive, sans autre travail que d’appuyer sur un levier ou de tourner quelques robinets, est traîné aussi vite que le vent par la force que sa main maîtrise ?
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Henri Blerzy Études sur les travaux publics…

Il est nécessaire qu’une locomotive et les voitures qu’elle traîne perdent graduellement, en continuant leur marche en avant, l’énorme quantité de mouvement dont elles sont animées. C’est ainsi qu’agissent les freins ordinaires ; mais, bien qu’ils soient capables d’enrayer les roues au point de les empêcher tout à fait de tourner, ils n’ont pas encore la puissance d’amortir assez vite la vitesse. On sent qu’il faudrait exercer sur le train en mouvement un effort de retenue aussi énergique, mais de sens inverse, que la force de traction de la locomotive.
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