Résumé

Les Abeilles , par le chevalier de La Rhoëllerie… (1880)

L'ère de prospérité, si pompeusement annoncée, se traduit par la ruine et la misère générale. Les capitaux se cachent et n'osent s'aventurer sur une mer orageuse dont on n'aperçoit pas le port. Il est vrai que la Bourse monte, mais qu'est-ce que cela prouve, sinon qu'il y a beaucoup d'argent en France, et qu'au lieu de le faire circuler par les mille canaux de l'industrie, on préfère le confier à l'Etat et à l'institution de Crédit qui a résisté à la Commune et à l'incinération du Grand-Livre.
Source : Gallica

Les Abeilles , par le chevalier de La Rhoëllerie… (1880)

La salle est envahie ; on voit, comme suspendues aux tribunes, des grappes de têtes hideuses et barbues, comme on n'en rencontre qu'à Paris les jours d'émeute. Au-dessus des groupes flottent des drapeaux rouges ou des étendards sur lesquels on lit :
Amnistie plénière! Vive la Commune! Martyrs du Calvados, idem de la Vire, de la Picardie, de la Seyne, du Navarin. Vive l'Internationale!! etc., etc. Chaque député porte un insurgé fraternellement assis sur ses épaules ; le tumulte est à son comble. Gambetta, qui préside, agite sa sonnette avec frénésie, on lui répond par la Marseillaise.
Source : Gallica

Les Abeilles , par le chevalier de La Rhoëllerie… (1880)

Avec ces réformes, je crois pouvoir garantir à la France une ère de prospérité, qui ne sera pas un vain mot comme celle que les républicains nous promettent depuis si longtemps, et à la dynastie des Napoléons (la seule possible et vraiment populaire) , une durée égale à celle des plus anciennes familles régnantes de l'Europe. Nous verrions se fermer à tout jamais la porte de ces Révolutions qui viennent, d'une manière périodique, ensanglanter notre malheureux pays, et lui faire perdre en quelques années de soi-disante République, le fruit de vingt ans de travail, d'économie et de sagesse.
Source : Gallica

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