Hyacinthe de Charencey

Résumé

Hyacinthe de Charencey Cancans politiques (1881)

Le citoyen convaincu d'avoir laissé s'écouler plus de six mois sans crier : Vive la République ! ou beugler la Marseillaise, serait condamné à faire amende honorable, nu-pieds, en chemise et la corde au cou.
Que l'on se dépêche vite de nous rédiger un projet de loi dans ce sens. La majorité est par trop patriote, trop libérale pour ne pas l'accepter et la République sera fondée à jamais.
Source : Gallica

Hyacinthe de Charencey Cancans politiques (1881)

Y a-t-il rien de plus odieux que la conduite de ces cléricaux qui affectent d'être charitables uniquement pour accuser nos gouvernants de ladrerie et faire pièce à la République? Combien l'attitude des chefs de l'Etat n'a-t-elle pas été à la fois plus digne et plus modeste? On ne voit figurer leurs noms dans aucune souscription. Le soin avec lequel ils cachent leurs bienfaits est si extrême que déjà le public commence à croire qu'ils n'ont pas donné un sou, et qu'ils se moquent pas mal de la misère de tous leurs électeurs.
Source : Gallica

Hyacinthe de Charencey Cancans politiques (1881)

On y dressera le canon des articles de foi politique que tout citoyen doit croire et professer sous peine d'être déclaré réactionnaire, livré au bras séculier, c'est-à-dire destitué, s'il est fonctionnaire et reconnu indigne après sa mort de donner son nom à la moindre rue, cul-de-sac où place publique. La crainte de ce nouveau genre de damnation ne manquera pas, sans doute, de faire la plus profonde impression sur l'esprit des électeurs, de les maintenir dans la voie du salut républicain, et remplacera avantageusement la ci-devant peur de l'enfer.
Source : Gallica

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