Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp La Commune à l’Hôtel-de-Ville

Ce n’est plus une révolution, c’est un chaos. Un homme de génie ne s’y pourrait reconnaître et, selon le mot de Vermorel, il n’y a que des imbéciles, des fripons et des traîtres. Les yeux les moins clairvoyans sont frappés de ce désarroi, et le comité central de la fédération de la garde nationale, qui n’a cessé de fonctionner malgré son apparente abdication, qui, bien souvent, a neutralisé l’action de la commune, qui, lui aussi et de son autorité privée, surveille les délégués, se glisse partout, écoute aux portes et rêve de rentrer en maître dans l’Hôtel de Ville, le comité central s’émeut.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp La Commune à l’Hôtel-de-Ville

Ce sont de petits bourgeois déclassés, des ouvriers désespérés de n’être point patrons, des patrons exaspérés de n’avoir pas fait fortune ; ce sont des journalistes sans journaux, des médecins sans clientèle, des maîtres d’école sans élèves, c’est Rigault, c’est Ferré, c’est G. Janvier, c’est Parisel, c’est Pillot, c’est Urbain, c’est Gaillard, c’est Trinquet, c’est Eudes, Gois, Mégy, Sérizier, c’est toute cette bande dont les noms sont revenus si souvent sous ma plume. Ceux-là, ils sont hors de l’humanité, et leurs crimes prémédités les en chassent à toujours.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp La Commune à l’Hôtel-de-Ville

« J’ai entendu empêcher le citoyen Cluseret de continuer à être général en chef et ministre de la guerre, et le moyen, c’était l’arrestation. » Léo Meiliet renchérit : « Je déclare voter pour la mise en liberté de Cluseret, puisqu’on ne l’a pas déjà fusillé. » Les chefs, à force de vivre en dehors du droit, les subalternes, à force de vivre sans contrainte, n’ayant les uns et les autres que leur fantaisie pour règle et leurs passions pour guide, en arrivent insensiblement à dédaigner les notions les plus élémentaires qui régissent les sociétés.
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