Résumé

Maison de Sainte-Rosalie : quelques jours sous la Commune… (1871)

A la vue de cet incendie et, en pensant à nos tonneaux de poudre, je me sens saisi d'une frayeur mortelle, et, dans la crainte d'avoir à subir le même sort, je fais voeu à saint Joseph de tenir une lampe allumée en son honneur pendant une année entière, s'il nous obtient de la divine Providence d'être préservés de l'incendie. Il y avait à peine quelques minutes que j'avais fait ce voeu, qu'un obus vient tomber au sixième étage sur la maison adjacente à la Communauté, et y allume un incendie, qui, heureusement, s'éteignit de lui-même.
Source : Gallica

Maison de Sainte-Rosalie : quelques jours sous la Commune… (1871)

Dire le bonheur et la joie que nous éprouvâmes en ce moment, c'est impossible. Il y a des choses que l'on sent, mais que l'on ne saurait exprimer. Néanmoins je dois le déclarer, notre joie fut bien mêlée de tristesse lorsque nous vîmes par centaines les cadavres de ces malheureux Fédérés jonchant le boulevard et les rues avoisinantes, et notre maison, notre Chapelle toutes cassées par les obus : nous en comptâmes dix-sept chez nous.
Source : Gallica

Maison de Sainte-Rosalie : quelques jours sous la Commune… (1871)

Notre homme ne se mit pas en devoir de rivaliser avec moi; ses manières d'agir sentaient le tripot et le cabaret : — Je viens, me dit-il, citoyen Curé, visiter ces lieux et en prendre possession. — Et de quel droit, s'il vous plaît?— Ah ! de quel droit! vous ignorez donc que la Commune est maîtresse? Ouvrez-moi cette porte, montrez-moi ces appartements. — Il ne fallait pas penser à résister; je m'exécutai donc de mon mieux. — Citoyen, ici, c'est notre bibliothèque, notre oratoire. — Bien, bien, ça me va; d'ici on domine la vallée de la Bièvre. Et cette autre pièce? — C'est notre réfectoire.
Source : Gallica

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