Hippolyte Hostein, Les Contes bleus de ma nourrice… (1843)
“ Il recule encore ; son nez s'allonge d'autant. — O ciel! dit-il avec douleur, que vais-je faire d'un nez pareil ? Et les verres de la lanterne magique de montrer le nez gigantesque, et les enfants de rire à gorge déployée de cette nouvelle infortune de Gobinard. — Mais, reprit Madeleine, voici que le petit malheureux fait dans son coeur une prière au bon Dieu en promettant de n'être plus curieux à l'avenir, et tout aussitôt voilà son nez qui revient à sa forme et à sa longueur premières ; la porte s'entr'ouvre d'elle- même, et le nez prisonnier se sent enfin rendu à la liberté ! ”
