Sophie de Ségur,
Les Vacances...
(1861)
“ Voilà pourquoi je comprends le bonheur de vivre près de mon père et d'être élevé par lui. MARGUERITE. Mais pourquoi donc nous quitterais-tu, Sophie? nous vivrons tous ensemble comme avant. SOPHIE. Je crois que c'est impossible. Ton père voudra être chez lui. MARGUERITE. Eh bien! nous t'emmènerons. SOPHIE. C'est impossible. Je gênerais là-bas; je ne gêne pas ici. Mme de Fleurville est pour moi ce que ton papa est pour Paul ; Camille et Madeleine sont pour moi ce que tu es pour Paul. Je resterai. JACQUES Et moi, je suis donc un rien du tout, qu'on ne me regarde seulement pas? ”
