Sophie de Ségur

Sophie de Ségur

Résumé

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Les Vacances... (1861)

Voilà pourquoi je comprends le bonheur de vivre près de mon père et d'être élevé par lui.
MARGUERITE.
Mais pourquoi donc nous quitterais-tu, Sophie?
nous vivrons tous ensemble comme avant.
SOPHIE.
Je crois que c'est impossible. Ton père voudra être chez lui.
MARGUERITE.
Eh bien! nous t'emmènerons.
SOPHIE.
C'est impossible. Je gênerais là-bas; je ne gêne pas ici. Mme de Fleurville est pour moi ce que ton papa est pour Paul ; Camille et Madeleine sont pour moi ce que tu es pour Paul. Je resterai.
JACQUES Et moi, je suis donc un rien du tout, qu'on ne me regarde seulement pas?
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Les Vacances... (1861)

Paul, mon ami, mon meilleur ami, tu m'as sauvé! Je ne suis plus poltron, je le sens. Avec toi, d'abord, et seul plus tard, je n'aurai plus peur; je le sens, oui, je le sens dans mon cœur, dans ma tête, dans tout mon corps. Je me sens plus fort, je me sens plus fier, je me sens homme.
Merci, mille fois merci, mon ami. Tu m'as tout changé, PAUL.
Ce n'est pas moi, mon bon Léon, c'est toi-même, c'est ta volonté, c'est le bon Dieu qui a récompensé le courage avec lequel tu m'as avoué que
tu croyais n'en pas avoir.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Les Vacances... (1861)

M. DE ROSBOURG, riant.
Tu exagères, mon garçon; tu me fais meilleur que je ne suis ; la nuit avait été froide, mais pas autant que tu le dis.
PAUL.
Je ne dis que la vérité, mon père. Quant à vous faire meilleur que vous n'êtes, ce serait bien difficile, pour ne pas dire, impossible. »
Tout le monde ayant applaudi des mains et de la voix, M. de Rosbourg se leva en riant, salua de tous côtés, embrassa sa femme, Marguerite et Sophie, serra les mains de Paul et revint s'asseoir en disant : « Je rends la parole à l'orateur; les interruptions sont défendues. »
Source : Gallica

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