Comtesse de Ségur,
Les Petites Filles modèles
(1857)
“ Tous les jours je demande au bon Dieu qu’il me laisse toujours avec vous. Madame de Fleurville. Ce n’est pas là ce qu’il faut demander au bon Dieu, ma pauvre enfant ; il faut lui demander qu’il te rende si sage, si obéissante, si bonne, que le cœur de ta belle-mère s’adoucisse et que tu puisses vivre heureuse avec elle. Sophie ne répondit rien ; elle avait l’air de trouver le conseil de Mme de Fleurville trop difficile à suivre. Marguerite paraissait tout interdite, comme si Mme de Fleurville avait dit une chose impossible à faire ; Mme de Rosbourg s’en aperçut. ”
