Comtesse Louis Apponyi

Résumé

Comtesse Louis Apponyi Revue des Deux Mondes

C’est une devise qui convient parfaitement aux honnêtes femmes. Vous m’avez trouvé un peu trop vif dans l’expression de ma sympathie et de ma reconnaissance pour vous, et vous m’avez averti avec autant de ferme grâce que de dignité.
Ces avertissemens, croyez-le bien, n’ont fait qu’augmenter mon estime et mon amitié pour vous, et je vous en remercie sincèrement. Oui, vous avez raison de le dire, vous êtes simple et vraie, fière et confiante : soyez toujours tout cela avec moi, chère Comtesse.
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Comtesse Louis Apponyi Revue des Deux Mondes

Pour moi, j’incline à croire que le souvenir de cette fête de la Saint-Jean, et de ces trois heureux jours passés sous votre toit, ne s’effacera jamais de mon cœur, bien que je sois à l’âge où l’on ne peut plus répondre de sa mémoire ni de rien. Tous les incidens de cette visite me sont restés présens, et infiniment chers, comme aussi toutes les marques de sollicitude et de bienveillance que vous m’avez prodiguées avant cette visite, et qui ont fait tout l’agrément de notre voyage en Hongrie.
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Comtesse Louis Apponyi Revue des Deux Mondes

Je ne crois même pas avoir jamais rencontré quelqu’un qui eût à la fois autant de charme et de dignité. Je l’ai revu à Vienne après vous avoir quittée, et cette seconde rencontre a augmenté mon attrait pour lui, malgré la différence de nos opinions sur plusieurs points. Cette différence existe entre nous, chère Comtesse, mais j’espère qu’elle ne portera jamais atteinte à notre amitié. On peut voir sous des aspects différens tout ce qui nous entoure, et cependant sentir de même.
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