Résumé

Daniel Festugière ancien auditeur au Conseil d'Etat… (1875)

Quel malheur aussi affreux qu'inattendu, chère Madame ! J'ai lu et relu ce malheureux billet, doutant de mes yeux, doutant de ma raison, tant une si cruelle perte était en dehors de toutes les prévisions! La jeunesse, la force, la santé, tout était réuni chez ce bon et charmant jeune homme pour faire présager une longue vie, une heureuse existence, et tout cet avenir de bonheur est renversé par le deuil d'une famille entière!
Je n'-ose écrire à madame votre mère. Que lui dirais-je? Comment oser prononcer le mot consolation ?
Source : Gallica

Daniel Festugière ancien auditeur au Conseil d'Etat… (1875)

Mademoiselle Louise Rouher, à Madame Espinasse.
Dinard, 2 août.
MA CHÈRE MADAME, J'apprends aujourd'hui seulement par une lettre de Paris l'affreux malheur qui vous frappe. Je ne puis que vous dire à quel point j'en suis bouleversée et combien profondément je m'associe à votre douleur. Je pense à vous, à votre bonne et chère mère, et je ne puis pas croire que Dieu ait voulu vous éprouver aussi cruellement. Ah ! que de force d'âme, que de résignation chrétienne il faut avoir pour accepter sans murmurer les décrets d'en haut; et comment aimer une vie qui renferme tant de souffrances?
Source : Gallica

Daniel Festugière ancien auditeur au Conseil d'Etat… (1875)

BIEN CHÈRE MADAME, Dans une pareille douleur, les paroles, il est vrai, sont bien impuissantes, mais je ne puis résister au désir de vous exprimer la part que nous prenons, le colonel et moi, dans votre terrible épreuve.
Si la sympathie du cœur pouvait en quelque sorte adoucir votre peine et celle de vos chers parents, elle vous est acquise depuis longtemps et bien réellement !
Nos cœurs sont accablés en songeant à l'angoisse de vos cœurs brisés par ce coup navrant, par le vide affreux que la mort de votre bien aimé frère va faire dans votre vie de famille.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature