Résumé

Nécrologies. Paul Juteau ; Victor Juteau (1876)

Depuis quelque temps déjà, M. Juteau souffrait d'une de ces maladies qui ne pardonnent pas, mais qui, en évitant les émotions violentes, font parfois que l'existence se prolonge. La mort imprévue et si rapide de son bien-àimé fils, qui était sa joie et son espérance, fut pour lui un coup terrible qui l'abattit.
Il n'eut pas le courage de se résigner à une si cruelle séparation. La force d'âme, pour surmonter sa douleur, lui a manqué; le chagrin a tari chez lui les sources de la vie.
Source : Gallica

Nécrologies. Paul Juteau ; Victor Juteau (1876)

Fils unique de parents affectueux, esclaves de l'accomplissement du devoir, dont ils donnent sans cesse l'exemple, vous le savez, vous qui êtes venus ici en grand nombre vous associer à leur juste douleur, Paul Juteau, imbu des meilleurs principes, commença sa carrière d'étudiant au collége de Chartres. S'il n'attira pas sur lui dès le début les regards et les applaudissements, c'est qu'il entrait sans doute dans les vues de Dieu de développer les riches facultés de son âme par des moyens plus pénibles mais plus méritoires, je veux dire par le travail et surtout par la persévérance.
Source : Gallica

Nécrologies. Paul Juteau ; Victor Juteau (1876)

Repose en paix, pauvre ami, et du haut des cieux où tu as reçu, n'en doutons pas, la récompense de tes efforts et de ta piété filiale, fais descendre un rayon d'espérance dans le cœur de ceux que ton trépas vient de plonger dans le désespoir : par les souvenirs honorables que tu leur as laissés, nul autre que toi n'est plus capable de les consoler dans leur immense douleur.
Adieu ici-bas, ô toi le plus chéri et le plus regretté des fils, Paul Juteau, adieu.
Source : Gallica

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